‹ Physiologie des exercices du corpsChapitre 18 sur 228 · I-E travail musculaire · texte numérisé non relu

I-E travail musculaire

toire suspend son jeu, le gaz toxique s’accumule et atteint en très peu de temps une dose incompatible ave7!*la vie.

L acide carbonique n’est pas le seul produit toxique éliminé par 1 appareil pulmonaire. L’air qui ressort du poumon, par l’expiration, est chargé de vapeur d’eau , et cette vapeur d’eau emporte avec elle un produit qui n’a pas été nettement défini et qui s y trouve en très petite quantité , mais se révèle par ses qualités malfaisantes et son odeur infecte. Ce produit s’appelle miasme. Quand on entre le matin dans un dortoir où un grand nombre de personnes ont passé la nuit, on est saisi par une odeur d’une létidité insupportable et qui ne ressemble à aucune autre. C’est 1 odeur des miasmes exhalés par les poitrines des hommes qui ont dormi dans le même local. L’air en est vicié.

La peau élimine la sueur, produit composé en grande partie d’eau (99 parties pour 100). Cette eau tient en dissolution des sels, des chlorures, des acides, tels que l’acide lactique, et un acide azoté particulier appelé acide sudorique. On y trouve aussi de l’urée, comme dans l’urine.

Outre la partie liquide des sécrétions cutanées, il y a aussi une partie gazeuse qui n’est pas la moins importante. Des acides volatils de diverses sortes et de l’acide carbonique en notable quantité sont exhalés par la peau. Mais les produits de l’excrétion cutanée les plus intéressants pour nous, ceux qui établissent le mieux la puissance toxique des déchets de nutrition, sont à peu près inconnus au point de vue de l’analyse chimique, et ne manifestent leur existence que par les accidents qu’ils produisent au sein de l’organisme, quand ils ne sont pas éliminés. Leur pouvoir toxique est mis en évidence par l’expérience suivante ;

On prend un chien de forte taille, on rase complètement les poils de sa peau et on l’enduit d’une couche de vernis imperméable ou de collodion , de telle façon qu’il ne puisse sortir le moindre produit liquide ou gazeux du corps de l’animal par la voie cutanée. De cette façon on emprisonne dans l’organisme du chien tous les produits que sa peau avait coutume de rejeter au dehors. Au bout de huit heures en moyenne, l’animal est mort.

M. Sokolow, physiologiste russe, auteur des expériences que nous citons, attribue la mort des animaux recouverts d’un enduit imperméable à un empoisonnement parles principes qu’ils n’éliminent plus.

Le rein élimine une grande quantité de produits de décomposition organique. Il serait trop long de les énumérer tous. Ceux

Page 1