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LA COURBATURE

Le retour au gymnase ; nuit d’insomnie. — La courbature fébrile. — Les trois degrés de la courbature de fatigue.

Les conditions de la courbature ; immunité due à l’accoutumance.

Explications des symptômes. — Insuffisances des théories. — Symptômes locaux ; ils sont dus à des lésions traumatiques. — Symptômes généraux ; ils sont dus à une anto-intoxication.

Les sédiments uraliques. — Influence du travail musculaire sur leur production , divergence des auteurs. — Observations personnelles. — Conditions qui font varier la production des sédiments après le travail. — Apparition tardive des sédiments après l’exercice. — Influence de l’intensité du travail sur leur production. — Influence jusqu’à présent méconnue de l’état d’entraînement.

Corrélation constamment observée entre la production de la coui-bature et la formation des sédiments. — Cette corrélation se retrouve dans toutes les circonstances qui rendent le sujet plus accessible à la fatigue. — Influence des causes morales sur la fatigue consécutive et sur les sédiments.

Si l’on s’est abstenu pendant plusieurs mois de tout exercice , et qu’un jour on retourne au gymnase, on retrouve habituellement du premier coup toute sa vigueur. Les rétablissements, les culbutes, tous les mouvements les plus difliciles s’exécutent sans peine, comme au temps où on les pratiquait assidûment. On se laisse aller au plaisir de retrouver tous les engins longtemps délaissés , on prodigue le travail de ses muscles, et enfin, après avoir prolongé la séance , on part un jour étonné de n’avoir ressenti aucune fatigue après une heure si bien employée.

Le soir, pourtant, un peu d’accablement et de somnolence fait songer que l’exercice violent de la journée nécessitera un surcroît de repos , et on se hâte de demander au sommeil la réparation des forces dépensées.

Mais le sommeil ne vient pas. Il’ est rendu impossible par une agitation excessive, une chaleur insupportable de tout le corps, des douleurs à la tête, du délire môme. Si, vers le lever du jour,

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