THÉORIE DE LA FATIGUE
La fatigue est un régulateur du travail. — Conditions organiques qui hâtent l’ainia rition de la sensation de fatigue: faiblesse des organes; exubérance des tissus de réserve.
Succession et enchaînement des faits de la fatigue. — Fatigue locale et fatigue générale ; fatigue immédiate et fatigue consécutive.
Les dill'érents « processus » de la fatigue:
1° Effets traumatiques du travail sur les organes du mouvement.
2“ Auto-intoxication par les produits de désassimilation.
3“ Épuisement organique par autophagie.
4° Épuisement dynamique par dépense de la force disponible des éléments musculaires et nerveux. Insuffisance des notions physiologiques actuelles pour expliquer tous les faits de la fatigue .
Nous avons passé en revue les principaux faits physiologiques qui accompagnent le travail, et les modifications de l’organisme qui résultent de l’activité musculaire. Nous pouvons maintenant les résumer brièvement et exposer les conclusions qui en découlent.
En prenant l’acte musculaire à son point de départ, qui est la contraction du muscle, et en l’étudiant jusqu’à son aboutissant le plus éloigné, qui est la fatigue consécutive ou courbature, et jusqu’à ses conséquences pathologiques les plus graves, qui sont le surmenage et l’épuisement organique , nous pourrons présenter un tableau complet des faits de la fatigue et en formuler une théorie rationnelle.
La fatigue est la conséquence de l’action matérielle exercée par le travail sur Ijs organes du mouvement et sur les grands systèmes organiques associés à l’exercice. La sensation qui résulte