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CHAPITRE VI

MÉCANISME DES DIVERS EXERCICES

L’acte principal et les actes indirects dans l’exercice. — Rôle de chaque partie du corps dans les principaux exercices usités.

Rôle des membres supérieurs. — Les engins du gymnase : ils fout travailler surtout les bras. — ha.>suspension et le soutien du corps. — Les rétablissements et les culbutes. — L’exercice de l’aviron ; l’escrime ; le bàtou ; la boxe anglaise ; les haltères.

Rôle des membres inférieurs. — La marche et la course ; la boxe française, ou chausson. — Utilité des exercices de jambes pour développer la poitrine.

Rôle du bassin. — Les mouvements de bascule. Développement qu’ils donnent aux muscles de l’abdomen. — La meilleure « ceinture contre l’obésité ».

Rôle de la colonne vertébrale dans l’exercice. — L’attitude. Le cavalier « bien placé ».

— Rôle actif de la colonne vertébrale dans l’exercice. Les coups de rein. Le saut.

— Rôle passif de la colonne vertébrale dans l’exercice. Effets orthopédiques des attitudes de « suspension ». — La gymnastique Suédoise.

Pour comprendre le mécanisme exact à l’aide duquel un exercice donné s’exécute, il faut chercher quels groupes musculaires il met en action et quels leviers osseux il fait mouvoir.

Cette analyse n’est pas toujours facile, car, h côté de l’effort principal et du mouvement le plus apparent , chaque exercice nécessite des efforts secondaires qui associent au travail des pièces du squelette ou des régions, du corps qu’on ne s’attendrait pas à y voir contribuer. Diverses régions du corps peuvent tantôt j avoir le rôle principal dans l’exercice, tantôt y prendre une part indirecte; et l’on voit les bras, les jambes, la tête, le cou et le tronc devenir tour à tour agents essentiels ou facteurs accessoires I d’un acte musculaire. Mais en général il est rare qu’une région ; isolée du corps soit exclusivement chargée du travail, et presque , toujours divers groupes de muscles éloignés s’y associent et y contribuent plus ou moins énergiquement.

Dans la plupart des exercices, ce sont les membres qui jouent

MÉCANISME DES DIVERS EXERCICES

le rôle important; la colonne vertébrale, le bassin, les côtes et la tête n’ont le plus souvent qu’une action secondaire : s’il faut soulever des fardeaux ou manœuvrer des poids, ce sont les mains qui les saisissent; s'il s’agit de déplacer le corps, ce sont les jambes qui ont le rôle direct par l’appui qu’elles prennent suite sol, ou les bras par les points de suspension et de soutien que leur fournissent les divers engins de gymnastique. Mais, dans tous les cas où l’effort doit être énergi([ue, on voit le tronc s’associer aux mouvements des membres. Les muscles du bassin viennent en aide aux membres inférieurs, et ceux de l’épaule aux membres supérieurs. Enlin les muscles de la colonne vertébrale et des côtes s’associent aussi aux mouvements très violents des membres, car beaucoup d’entre eux ont des points d’insertion sur les omoplates et l’humérus, sur le bassin et le fémur.

Bien souvent tous les muscles du corps semblent venir s’associer au travail d’un groupe musculaire principal pour collaborer avec lui à un effet définitif. Cette association est d’aulant plus complète que l’effort est })lus violent; et on peut voir le travail, d’abord localisé à une partie restreinte quand il est insignifiant, gagner successivement, à mesure qu’il devient plus considérable, les parties de plus en plus éloignées, et se propager soit du haut en bas, soit du bas en haut, suivant l’exercice pratiqué, d’une extrémité à l’autre du corps.

Pour sauter à pieds joints à une très petite distance, les membres inférieurs entrent seuls en jeu. Si le saut doit avoir plus d’étendue, les muscles du bassin et de la colonne vertébrale s’associent au mouvement. Si le sauteur veut se lancer aussi loin que possible, -ses bras eux-mêmes viennent prendre part à l’acl ion et se déploient par une brusque projection en avant qui augmente l’impulsion donnée au poids du corps.

Quand on soulève un haltère très léger, le bras seul entre en action. Si le poids est plus lourd, les muscles du tronc viennent s’associer à ceux des bras et de l’épaule. Si enfin le poids est sur la limite de la force du sujet, on voit les muscles extenseurs des jambes et des cuisses entrer eux aussi vigoureusement enjeu et produire une énergique poussée de bas en haut. — C’est ainsi ([u’un acte musculaire qui semble, au premier abord, un simple exercice des bras, peut nécessiter l'action très éncrgi([ue des jambes.

La conséquence pratique qu’on peut déduire de ces faits a son importance, Faute de connaître les effets indirects du mouvement

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