LA CHALEUR
Le Moteur Humain elles machines thermiques. L’équivalent mécanique de la chaleur La clialeur est la condition du mouvement, et non son effet. — La clialeur perdue. — Comment le corps règle sa température.
Effets de la chaleur sur le muscle. — Expérience de M. Marey sur le caoutchouc. — Observations des faits journaliers. — Le muscle échauffé et le muscle engourdi par le froid. — Les gestes de la colère. — Pourquoi on tire le mur en escrime. — Le lièvre qui déhoule.
Effets d’une température excessive. — Mort du muscle à + 45».
Le corps humain a été comparé, en tant que source de mouvement, à une machine fonctionnant par la chaleur. On sait qu’aucune machine ne crée de la force. Les moteurs les plus parfaits ne font que transformer une force en une autre. Le moteur humain transforme de la chaleur en mouvement.
Dans la machine à vapeur, il est facile de remonter de l’effet à la cause. Le mouvement des roues est dû à une tige mise en action par le piston ; le piston obéit à la pression de la vapeur d’eau, et celle-ci doit sa force d’expansion à la chaleur qu’elle a absorbée. Enfin la chaleur elle-même est due à la combustion du charbon. La combustion du charbon se trouve, en dernière analyse, l’origine du mouvement de la locomotive.
Pour le corps, le pouvoir moteur des muscles ne vient pas du nerf, ni de la moelle épinière, pas plus que du cerveau. Nous savons que ces trois organes ne font que transmettre aux muscles l’impulsion de la volonté. La volonté elle-même n’est pas la source de la force motrice : elle commande le mouvement et fait entrer la machine en action, comme le Mécanicien donne l’impulsion première à la locomotive en ouvrant le robinet de la vapeur. Mais il serait aussi absurde de dire que la Volonté produit la force mus-