L’ESSOUFFLEMENT (SUITE
I.e mécanisme de l’essoufflement. — Troubles réflexes des mouvements respiratoires. — Sensations physiques et impressions morales. — Le bégaiement de la respiration. — Pourquoi on s’essouffle moins à las;dle d’armes que sur le terrain. — Réflexes dus à l’acide carbonique. — Les réflexes sont primitivement utiles ; ils deviennent nuisibles par leur exagération. — Dangers des mouvements instinctifs.
Rôle du cœur dans l’essoufflement. — Les congestions actives. — Fatigue du muscle cardiaque et congestion passive du poumon. — Le rôle du coeur est secondaire. — Cessation de l’essoufflement malgré la persistance des troubles circulatoires, après l’exercice. — Observation personnelle ; l’ascension du Canigou.
De Veffort; son rôle dans l’essoufflement. — Promptitude de l’essoufflement dans la lutte. — Courses de fond et courses de vélocité.
.Nos observations sur le rythme de la respiration essoufflée. — Inégalité des deux temps de la respiration dans l’essoufflement ; — causes de cette inégalité.
La respiration a pour condition essentielle la mise en présence dans le poumon du fluide atmosphérique et du sang veineux, afin que l’air inspiré cède son oxygène au sang, et que le sang se dépouille, en échange, de son acide carbonique. Il est évident que tout obstacle à la libre arrivée du sang aux capillaires du poumon ou à l’entrée facile de l’air dans ses cellules devra rendre l’acte respiratoire incomplet.
Or l’exercice violent cause dans les mouvements respiratoires une perturbation qui les rend moins efficaces pour attirer l’air dans la poitrine, en même temps qu’il produit dans le cours du sang des troubles capables d’entraver la circulation pulmonaire.
Chacun de ces deux effets mérite une étude attentive.
L’exercice peut avoir sur les mouvements respiratoires une action directe , car certains actes musculaires s’exécutent à