DES RACES HUMAINES
Le jour de la science, infiltrd sous les crânes, Y udrèle un travail d'abeilles, un concours D'affinités sans fin, de fécondes amours.
Et l'esprit s'élançant de l'accord des organes... (A. Lefèvre, De natura rerum.)
Dût ranimismc, et même le spiritualisme, en mourir de douleur, le rapport entre Tâme ou Fesprit et le corps ne peut plus aujourd'hui se contester. Tant vaut Torgane, tant vaut la fonction.
Or, nous avons vu que sentir et penser sont des fonctions essentielles du cerveau. Nous savons que l'énergie d'une fonction est rigoureusement liée à la perfection de l'organe.
ïl est non moins incontestable que cette perfection plus ou moins grande est la résultante de deux éléments : le volume d'une part, et la vitalité, c'est-à-dire l'énergie du mouvement nutritif, de l'autre. J'écarie les cas pathologiques.
De ces deux éléments de la vie cérébrale, l'un est assez facile à déterminer, à étudier. L'autre paraît lié surtout à la notion de tcnipérament que nous examinerons plus loin.
Donc la physiognomonie est une science possible. Donc il est logique d'y travailler, à la condition de n'imiter en rien la méthode fantaisiste de Lavater, de répudier impitoyablement son illuminisme.
Mais s'il est incontestable que la physiognomonie est une science possible, il ne l'est pas moins qu'elle est encore à faire.
Déjà cependant l'anthropologie nous permet de formuler quelques propositions générales qui serviront de (Qud<(^\!^<^'ci\.
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et de cadre â b science fotore. Mab btssoos pora- un instaot rbomme â Técart. Jefcos oo coop d'cnl géoéral sur Tembrancbefoeot de» Terté^-rés aa point de f ne dfs rapports de rintellîgecce et do système cervein. Toot eo différant par les déiaib dans chaque faïuiiîe, chaque genre, le plan général est le même et les io lif idos sont parfaitement comparables entre eox (1;. Plus on s*élèfe, plo5 les cdloies nerrenses se groapent en masses f olnminenses, plus elles se condensent ; et en même temps le développement intellectuel s'accose de pins en plos proportionneileoDent à la coalesceoce et an tolame des ganglions des centres nerrenx.
Or, quelle que soit Tidée qoe Ton se fasse sor Tongine et Tesseoce de l'homme, fût-on la méiaphysiqae incamée, on ne peot nier qu'au point de \ae parement organique, l'homme ne soit on animal vertébré. Les remarques générales que nous avons faites sont donc applicables à l'homme, et le roi de la nature terrestre, si admirable parfois, si sottement Taniteux presque toujours, peut très-bien en anatomie comparée être rapproché du singe ; car les centres nenrenx simiens et humains diflérent bien moins que ceux du singe et des autres mammifères.
Je parle du type humain le plus parfait, de l'Indo-Germain. Mais les diverses races humaines sont loin d'être équivalents sous ce rapport, et nous Toyons le type hmnain se d^rader ou sVnnoblir^ suivant que l'on descend dn blanc à l'Australien ou que l'on s'élève de ce dernier à l'Indo-Germain.
Résumons très- brièvement les caractères comparés des races extrêmes dont la valeur intellectuelle et les tendances nutritives et morales sont bien connues.
Kn physiognomodie, tout a son importance, tout a sa signification, mais nous ne pouvons encore constater que les gros résultats qui d'ailleurs priment et entraînent tous les aunes.
Or comparons le (ype humain le plus simien, l'Australien,
(1) 1.68 animaux les plus rapproches de l'homme ue sont^ quant à la vie animale, quant aux qualités morales et aux facultés intellectuelles^ que des fragments de l'homme. (Gall^ t III, p. 199.)