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Physiologie du chasseur

Cependant, les philosophes pensent que les idées j de chasse ne se déÿ, veloppent qu'après — l’inoculation, Opération remplacée à peu près par la vaccine, du moins pour un cinquième; vu, attendu et considérant qu’il faut être vacciné cinq fois environ pour n'avoir qu’une peur raisonnable de la petite-vérole proprement dite, — quitte à voir après.

Dès qu’un enfant est vacciné, il a des boutons ; dès qu’il a des boutons, il chasse instinctivement les mouches.

Dans les opérations religieuses qu’il est ap-

pelé à subir avant de les apprécier, il chass: l'eau qu’on lui verse sur le nez, il chasse la mai onctueuse qui le baptise.

Il chasse, au premier mercredi des Cendre auquel il a l'honneur d’assister, la sainte pous sière qui lui tombe dans Pœil.

En arrière, un peu en arrière, S'il vou plaît, vous verrez mieux ; regardez comme @ joli petit garçon grandit à vue d'œil! admire comme tous ses penchants se prononcent ! Fi voilà qui déjà chasse les papillons, le voi:

qui chasse les oiseaux, le voilà qui chasse 14 demoiselles. On appelle ainsi un élégant pet insecte mince de taille et qui voltige au bon des eaux; on en trouve aussi sur les monte gnes. Quand il les attrape, il les caresse, leur chatouille les ailes, il leur pince la taille il les regarde amoureusement, il les travail considérablement, il les adore, quoiqu'il ll fasse souffrir et quelquefois crier ; car, en pr! tant bien l'oreille, on entend crier les demor selles sur le bord de l’eau et même sur Î montagnes.

Voilà l'enfant qui chasse les hannetons, voilà qui chasse les nids; et, si vous y rega: dez de plus près , vous allez le voir qui chas

aux noisettes, à moins qu'il ne rencontre autre chose qui puisse convenablement le distraire de cette occupation.

a chasse aux ennemis.

Ÿ vous ce drapeau, ces manches mn plu meau,

pelle, NAN cette pincette, ce lee = tambour ! Quel estt / A ce matériel dontt 2 M. le maréchal +: Soult changerait less D 2, %#% tarifs, quand ilde-rail y re qu'est-ce que tout cela? (? esti l'enfant qui chasse les Prussiens, les Anglais .. des Russes, les Chinois.

REe Dans le bois il chasse les vers luisants, les sauterelles ; dans les jardins il chasse les lézards, surtout le plus près possible des espa-

jui

Il NAN \ ns À vu

liers ; dans la prairie il chasse les grenouilles, il chasse les vers pour pêcher, il chasse les poissons pour les frire, il chasse le diable pour s'amuser; rien ne le retient, rien ne le content, tout cela lui appartient. Cela vient de ce qu'il est né chasseur, que voulez-vous! Quel-

quefois son père n’y est pour rien du tou bien que sa mère y soit pour quelque chose. | est né; or il est chasseur, donc il chasse.

Chassez le naturel : il revient au galop. H bien! ici c’est plus, c’est mieux, c’est incon testablement mieux; .il n’est pas besoin « chasser le naturel pour qu’il revienne : le na turel ne s’en va pas, il règne par droit « naissance. |

Il n'est pas jusqu'aux jeunes filles qui ne : livrent à la chasse aux puces. ;

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L'enfant grandi.

ous quittons le chasseur enfant, nous le suivons jeune homme. S'il est

S geois ,. il ‘ prend un port d’armes, qui lui coûte 15 oral à francs ; sl est grand seigneur, il prend un habit à boutons

12 À tête de lion, un cheval ou des chevaux, um chien ou des chiens, un fusil ou des fusils.

un ALES NS SN) AN |, n l/ hy # « \SU É

Je les suivrai dans leurs conditions respec- tives, après avoir laissé percer mon avis : c’est que ce qu'on fait en petit a plus de charme:

que tout ce qui se fait en grand. Cette vérité, due peut-être aux lois du rétrécissement ou de: la dilatation, est irrécusable ; je ne citerai ni le

chasseur Épicure, ni le chasseur Anacréon ; mais, dans les bornes étroites de mon sujet, je généralise les principes essentiels de toutes les voluptés en disant qu’il faut boire dans un petit verre : on recommence; Car, dans un grand verre, Ça n’en finit pas, ou ça finit par le hoquet, qu'on ne prendra jamais, sérieusement parlant, pour un soupir.

La

Première division.

Le pâtre, le villageois, le braconnier chassent avec un petit chien qui n’a qu’une petite voix : ils n'admettent pour fusil qu’un petit calibre.

Le bourgeois regarde au-dessous puis audessus de lui; il fait son profit des différences ; il prend à l’un telle habitude, à l’autre tel arrangement ; et, comme il copie deux personnes à la fois, il n’a pas l'air d’un singe : il en vaut deux. |

Le grand seigneur à ou n’a pas de volonté ; s'il en à, il en à peu; s’il n’en à pas, il en a beaucoup, parce que ses valets lui en procurent infiniment; et, comme il a toujours l’air de commander, il finit toujours par obéir.

Puisque nous sommes dans les grands sei-

gneurs, nous allons naturellement nous jeter danst les grandes bêtes ; il n’y a qu’un pas, et encore je ne crois pas qu’il ait trois pieds. Les grands seigneurs se livrent toujours à la grande chasse; nous allons donc décrire la grande chasse, et jes vous engage à vous retirer si le fou-rire voust incommode, car il est impossible d'échapper au! fou-rire, alors même que la mort devrait s’en suivre , ce qui n’arrive d’ailleurs pas toujours: dans une grande chasse. Je ne vous promets pas de décrire une grande chasse comme Denne- Baron a décrit une tempête, mais je vais faire: sincèrement tous mes efforts.

Tout s’agite, se précipite, s’excite, bêtes et gens, ,ce qui peut-être est un pléonasme ; de jeunes seigneurs consultent non les baromètres.;

mais les glaces du château, le miroir des!

gardes; ils se mirent en passant, s'ils tra-: versent la cuisine, dans les casseroles dont let cuivre est poli : les soubrettes rient, mais les chasseurs ne rient pas; ils se lorgnent, ils: s’admirent , ils cherchent dans leur stature Apollon ou Alcibiade; chacun espère que son:

harnais exhale le taffetas de l'Angleterre, ou le cuir de Russie.

L'écuyer chasseur fait porter à son cheval beaucoup de prétentions : il monte sur son dada comme M. Guizot monterait au capitole.

L’écuyer chasseur serait, en raison de ses con naissances variées, capable de tenir avec succès une boutique de quincaillerie. L'un d’eux disait d’une voix distraite et d’un front de conspirateur : —je reconnais dans la vie trois éléments : le tailleur, le cheval et la femme (il n’y a pas de post-scriptum).

; ee 4 |

Grrand départ pour Îa errrrande chasse.

1 SON ne Su Ha ter- [li |rassee:

Jsur le

vaux €} les val lets piû nent le terre-plein ; le.

hérauts (car ici tous le:

cavaliers sont des hé rauts) sautent en selle:

les femmes curieuses € matinales apparaissent sous les rideaux de leu hcambre , enveloppées comme des Bédouins qu

seraient jolis. Les paysans en pantalon et les paysannes en jupon excessivement court S'échelonnant sur la chaussée, chaque conquérant à cheval demande, à haute et intelligible voix, quelque chose qu’on a tort d'oublier, comme un mouchoir de poche, un briquet, des cigares.

A leur tour les valets enfourchentleur montureet penchent la tête du côté d’une mansarde châtelaine où l’on aperçoit, en suivant bien la scène , Javotte, Joséphine et Rosalie, qui avancent discrètement un visage empreint d’une expression de sommeil et de mélancolie. Les susdits valets sanglent avec des boucleaux rabattus sur des ardillons anglais un paquet carré qui, à raison de ce qu'il est bien attaché par-devant, sur leur estomac, se trouve invariablement fixé sur leur dos.

Ce paquet classique est Île manteau de leur maître, et voilà tout ça qui trotte, jase, crie, fume et galope en maudissant la distance qui les sépare encore du théâtre de leurs exploits.

Soixante, quatre - vingts, cent chiens, le nez à terre et la queue en trompette, sont tenus et accouplés comme des forçats? mais ils ne sont ainsi condamnés que temporairement ,

et bientôt ils Jouiront d’une liberté illimitée qui ferait envie à des républicains.

Arrivée au bois.

des en

recevoir la ronde major; ils rendent compte de leurs prévisions, et, bien qu’ils ne parlent pasfrançais, néanmoins, etcommeen littérature, ilsseservent des termes

de l'art, des mots consacrés, de l'expression technique.

Les chiens prétudent le nez en bas; les hom-

wes ont le nez en l'air, et, pour s’assurer si moiisieur le duc, monsieur le comte, monsieur le marquis ne se couperont pas la lèvre en buvant plus tard, les écuyers d’iceux, qui font halte derrière un chêne ou à l'ombre d’un taillis, essaient préalablement l'embouchure du goulot en caressant le ventre des bouteilles nomades en cuir, en fer battu, en similor, etc.

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SNS 7 —# Îo40

Attaque.

ertains coups de gueules rares et parfois inarticulés retentissent dans le cœur de la forêt ; et quand les [gueules de Ë chiens fonctionnent, toutes les oreilreilles d'hommes se dres- : sent attentives; on se par- Fe DS le des yeux, on se magnétise du geste , tantôt avec une ardeur croissante, tantôt avec les gestes peu prononcés d’une in-

quiétude douloureuse ; puis tout se tait, puis tout retentit, lorsqu’après quelque temps d’une: attente éveillée pendant laquelle l'existence est suspendue, un mot d’abord épelé, puis contesté, mais enfin unanime, s’élance, et toutes les voix répètent : attaque !!!

Alors les mugissements, multipliés par le:

échos, montent sur les côtes et plongent dans les vallées; tanlôt vous croyez entendre le plainchant dont le son se concentre gonflé sous les voûtes d’une cathédrale où glapit , au milieu des basses-tailles, l’harmonieux filet de voix des enfants de chœur ; tantôt Ja musique forestière exprime douloureusement la constance quand même , puis tout à coup l'espérance, la passion, le délire, la rage. Les situations de la divine épopée sont autrement chantées que par M. Soumet , parlant par respect. Ce concert-monstre a sur tous ses confrères l’incontestable avantage de s’exécuter à la fois à l’aide de cent mille rivaux de manœuvre dans les cent mille amphithéâtres de la nature : et je suppose que le jour où Lemercier, romantique sans le savoir, a rompu l'unité de lieu dans son drame de Christophe Colomb, au théâtre de lOdéon qui renaît de ses cendres, Lemercier venait d’assister corps et âme à une belle chasse à courre, qui souvent cumule et s'intitule alors chasse à courreet à tir.

Quelquefois on se contente de réduire la bôte aux abois par l’épuisement continu de ses jarrets et de ses poumons.

D'autres fois le cavalier, qui porte sa cara-

2h bine en sautoir comme le grand cordon de la Légion - d'Honneur, qui produit aujourd’hui moins d'effet, frappe la bête au passage avec

une balle de calibre. Certains amateursne se contentent pas d’une carabine qui n’a qu’un coup; d’autres, plus ambitieux, ramènent, à Paide d’un ingénieux mécanisme, le tube conducteur de:

la balle successivement tourné, à la demande

de quatre tonnerres chargés devant lesquels, avec une exactitude rotative, le canon mobile vient s'adapter ; ce qui met le cavalier en état de soutenir un siége dans une circonstance périlleuse.

Cette musique vaste s'étend avec rapidité de * l'Orient à l'Occident, et vèce versé. Les cavaliers s’élancent à la suite de cette immense harmonie, et les pieds des chevaux qui galopent battent la mesure sur la terre émue. Quand le succès couronne l’entreprise, tout se tait subitement : il se fait un profond silence ; alors le cor, dont on avait recueilli çà et là quelques motifs combattus par le vent et perdus dans le vide, entonnereligieusementl’#Aatlali,ce chanttriomphal qu’en d’autres situations on nomme Te Deum.

Mais, quand la bête échappe à cette redoutable coalition, les arguments s’emparent des vicissitudes du sort pour les traduire dans toutes les langues. Les cavaliers haletants , les chevaux en écume, les chiens la langue pendante, les valets avec un visage de circonstance, les gardes livides ou rouges, tout cela se presse, s'explique, s’interrompt , proteste et braille comme à la chambre des députés,

où rien de ce que l'on explique n’est expliqué; : tout le reste s évapore en soupirs, et se termine en courbatures.

Je parle ici des circonstances où chacun a fait son devoir ; mais il arrive trop fréquemment qu'un chasseur dont le pur sang est douteux se trouve, après quatre heures d’un vacarme improductif, ennuyé de la part d'inertie dont il jouit excessivement , et cède tout naturellement, pour se distraire, au plaisir de placer sa balle dans le flanc d’un lièvre qui passe, en s ‘affirmant à lui-même que le cerf ou le sanglier qu’on poursuit est une véritable chimère.

Hélas ! le chasseur imprudent a soulevé, par son coup de feu, les orages, les tempêtes! Tout est fini ! tout est perdu ! les cens, les chevaux, les chiens accourent en foule à ce bruit: les chiens engueulent çà et À depuis la complainte jusqu’au dithyrambe, avec tous les symptômes d’un égarement douloureux : leur œil chargé et terne fermente comme leurs naseaux : à défaut de voir, ils rêvent que l'ennemi commun vient de passer ; ils rêvent qu'ils le voient, qu'ils le sentent, qu'ils le suivent ; bientôt les eus se taisent , et les bouches pleines d’aigreur et de bave interpellent le fâcheux, le misérable, l'in-

fime auteur de ce chaos, etc. Certes, c’est une belle institution que le jury: mais si, à ce mo-

ment, les chevaliers étaient jurés, l'accusé serait

mis à mort séance tenante, et les circonstances atténuantes seraient remises au lendemain.

Le chasseur au chien courant.

\ \e 7 Ta WT) ” “AVAD) JA ! chasseur Che NN DIS ! courant est un (À amateur de la campagne , des chiens et de la Compagnie ; il est piéton : quatre ? amis, un garde ne ou re trois ou quatre chiens de grande branche, sans préjudice

de l'exception due aux bassets, forment son mobilier industriel et champêtre : il connaît {es passées ; il y place ses amis quand ils tirent mal : autrement il s’y place volontiers lui-même, assignant à ses complices des places que ceuxci acceptent avec d'autant plus d’empressement que le site est charmant, le terrain facile, la promenade agréable et le plafond élevé, ce qui leur fait dire le soir sans rancune : — Ma foi, je n’ai rien tué, puisque je n'ai pas tiré; mais c'est une partie charmante, et je me suis bien amusé.

Des gardes,

MAIsoN \! | DUGARDE

uand les gardes mènentur:

chasseur ,.

ils foni toujours avec une grâce parfaite , à cause de sa permission, tout ce qu’il fau pour le convaincré qu’à force de courses et de peine ils marchent à la victoire ; mais, en réalité, ils travaillent avec préméditation à la

conservation du gibier et à l'alternative certaine où se trouvera l'amateur de passer pour | un maladroit à son retour, ce que n’accepte pas l'amateur ; ou d'acheter du gibier au garde, ce que le garde accepte en prétextant mille embarras qu'il n'éprouve pas ; il n’a pas de gibier, mais cependant il parvient à en trouver quand il voit apparaître l'argent.

Lorsque l'amateur met le garde en défaut,

celui-ci pleure en dedans , et, voyant que létranger est homme à dépeupler le canton, ill monte un drame, comme Harel : il suppose une “querelle ; 1l esquisse un meurtre, un suicide, dont les tenants et aboutissants postiches font: par le récit perdre une heure ou deux, si faire: se peut, au visiteur incommode qui, quelquefois: attaqué au vif dans son humanité, se trouve requis d'office pour relever un malheureux dont! la corde allait serrer la respiration d’une manière: d'abord désagréable, sans compter toutes les: conséquences matrimoniales et paternelles : — Parbleu, dit le garde en riant dans sa barbe... pendant que tu empêches que mon complice:

ne se tue, je t'empêche de tuer au moins douze: lapins !

Croyez-moti, si, muni d’une permission dans:

un bois giboyeux, le garde vient vous dire essoufflé qu'il vous requiert parce que déjà ceti homme a voulu se pendre et qu'avec votre aide. force lui sera de renoncer à son fatal projet, répondez que vous seriez au contraire charmé d’avoir dans votre poche de la corde de pendu.

D Ce]

E’oiseau de proie et le braconnier.

lue vous chassiez au bois ou à la plaine, vous serez de près ou de loin toujours suivi par le braconnier et par l'oiseau de proie, qui étudient le champ que vous moissonnez pour y venir glaner après vous ; tous deux savent mieux que vous quelle pièce vous avez blessée et dans quelle ! remise s'est réfugié le gibier. L oiseau de proie et le braconnier sont

vos compagnons obligés ; ils sont là dans l’exer cice de leurs fonctions, comme les accompagna: teurs des pompes funèbres gagnent leur vie :

devancer ou à suivre les convois, comme le:

corbeaux suivent l’armée pour faire un dîne’ promis à leur pressentiment.

Le chasseur en plaine.

utour de Paris il V a encore des | plai- ‘nes, quoiqu’on ait beau- 5 LE coup bâti sur les lisières; 7 ee AN mais il n°y a plus de chas-

VE LES Ent seurs en plaine, sice n’est pendant les quinze premiers jours de septembre. A cette époque tout est dit, tout est mort, et le chasseur en plaine n’a plus pour ressource que de se faire inviter dans des chasses gardées : or, il Y en à peu qui offrent spécialement le tir

de la chasse en plaine. Là, c’est le bois ; là, c'est la prairie; là, c’est un champ; plus loin, les vignes; là bas, les marais. Ce genre de:

. chasse, qui les réunit toutes, est le plus diver-. tissant , mais seulement alors qu’en vous invitant à passer quelques jours chez lui, votre amphitryon s’est véritablement proposé de vous: offrir le plaisir de la chasse. Pour qu'il en soit

ainsi il ne faut pas qu'il soit chasseur lui-même, car, règle générale, tous les chasseurs sont jaloux comme tous les amoureux : ils sont inquiets si vous vous levez avant eux. Trop souvent votre hôte vous engage, d’une voix désintéressée, à monter sans lui dans la garenne , après vous avoir toutefois averti que vous êtes prié de revenir dès que vous entendrez sonner. Vous voilà parti : si vous ne tirez pas, rien ne vous importune, pas même le gibier :

mais, si Vous avez frappé les échos de deux ou trois coups de fusil , la cloche vous répond aussitôt. Fidèle à votre promesse, vous descendez en toute hâte ; vous craignez d'arriver trop tard; puis vous apprenez qu’on vient de disposer de votre bras pour aller visiter l’usine , ou que l’on compte sur vous pour telle complaisance; et quand excuse de ce genre serait peu tempestive, alors ce n’est pas pour vous qu’on a sonné ; d’ailleurs on est encore loin de se mettre à table. — Je suis contrarié, vousdit-on, Mais, puisque vous voilà, venez que je vous montre une pépinière. —Et vous voilà forcé d'aimer tout ce que vous n'aimez pas. Toutefois vous vous promettez bien, in petto, qu'après le déjeuner vous toucherez l’indemnité qui vous semble

due ; vous vous trompez, vous feriez par votre: absence manquer une partie de billard; et sii vous échappez à tous ces contre-temps, si, dégagé d’entraves, vous retournez à VOS amours, , vous trouvez en arrivant, au sommet de la garenne, un garde missionnaire qui, passant par là comme par hasard avec trois chiens cou-rants, à fait terrer tous les lapins. Or vous savez: bien , et d’autres savent bien aussi qu’ils sorti-ront maintenant de leurs terriers pendant le: temps et à l'heure où vous serez à table. C’est! un bonheur ineffable que l’amour quand on:

aime , c’est un plaisir charmant que la chasse: quand on chasse.

Les sauteurs en plaine.

e n'ai jamais lu la définition du sau- Ledur 3 tte ne sais pas trop si ce ne sont pas des gens | = qui sont, ll en nais- | sant, convaincus qu'il leur :/ | suffit de lever le pied pour # | sauter à cheval sur Bucé- / | phale ou sur Pégase, comme le moucheron qui probablement s’imagine qu’il traversera la toile de l’araignée , et qui y reste entortillé jusqu'à sa mor {.

Le sauteur en plaine charge à peine son fusil, épaule à peine, y regarde à peine ; du reste, il a fort bonne mine ; il se porte bien, dit avec grâce : mon cher! ne tire qu'avec des gants, et ne tue rien; ce qui ne l’empêche pas d’avoin fort bon appétit, quoiqu'il ait aujourd’hui mal tiré, parce qu'il avait mal à la tête. — Tiens, .

tâte !- | ‘On trouve d'innombrables variétés dans les:

sauteurs ; il y en a de très-fluets qui mettent! les mains dans le plat, et de très-lourds qui vous:

“marchent sur le pied.

Le chasseur lymphatique n’est pas le plus fort, mais c’est le plus aimable ; il se contente

de peu, et il est content dé tout; il tire de loin

souvent à son aise.

Le sanguin-nerveux est terriblement rageur

* et susceptiblement jaloux ; il tire bien, mais bien vite. |

Le sanguin-bilieux participe au grand jour

de deux oiseaux de nuit : la chauve-souris pour :

le teint, et le hibou pour le caractère ; mais

avec lui tout est très-positif, et d'ordinaire 11l

tire bien.

Le flegmatique file sa pièce avec une tranquillité prolongée ; il tire de très-loin ; il ne: plaisante pas, celui-là ; il travaille, et il travaille : très-bien : honneur à lui! il va toujours, üll mange toujours, il boit toujours, il n’est jamais oris ; il ne dit rien , mais n’essayez pas de l’insulter, il y fait très-chaud, malgré l'apparence: de la température.

De tout autre, ecce homo; de celui-là, ecce:

vir !

L'envieux brille si personne ne brille plus:

que lui, autrement il décroît.

Le taquin plaisante, mais en decà de la dispute.

Le poltron en société suscite toutes les que-relles, les fait soutenir par d’autres, et s’en va..

Le vantard chasse à voix, et il a la voix:

fausse.

L'ouverture :

”'ien, je crois, n’est susceptible de faire désirer la clôture de la chasse, si ce n’est ce qu’on appelle l’ouverture.

Figurez - vous un tas de gens qui battent le briquet sur leurs canons respectifs, en se demandant pardon de se heurter.

Figurez-vous des chiens qui se battent mal-

Al gré leurs maîtres, occupés à se garantir les jambes.

Figurez-vous des chasseurs qui sont déjà:

dans la pièce de luzerne, pendant qu'il y ai encore de leurs camarades qui sont échelonnés: dans la cour , les uns au pas de pie , les autres: au pas de course ;

Quatre, huit, douze, seize coups de fusil qui! partent quelquefois sur un perdreau, dont cha-

h5 cun demande la monnaie à celui qui tient la pièce ; Des ambitieux qui courent devant comme s'ils disputaient un prix au Champ-de-Mars.

Figurez-vous vingtchiens partis sur unlevraut, et vingt braillards qui crient avec une gorge éraillée par la colère : Totor ! Butor ! Mylord ! Castor ! Médor ! le tout avec accompagnement d’un nom célébré tous les dimanches au moins, et vous aurez un faible, un pâle aperçu d’une ouverture de chasse. Bientôt, après avoir erré, couru, juré, tout le monde se quitte, se perd, se retrouve, s'interroge sur les résultats obtenus; à ces demandes, mille commentaires, mille mensonges, mille contes se croisent ; et puis voilà que pendant cette conversation les perdrix s’envolent sans être tirées par nos gens, occupés de ce qu'ils ont fait et non pas de ce qu'ils ont à faire.

Un lièvre.

Oyezvous au!

long de:

cette re-mise ces;

deux

chasseurs qui!

mmes de:

Paris, et qui marchent au pas après avoir tous deux ren-- 18 versé leur fusil sur l'épaule?!

Voilà un lièvre qui leur part, comme on dit, dans les jambes. Alors d’un élan spontané cha-.

L7 cun de ces deux champions saisit son arme , et les deux fusils se heurtent comme deux fleu- rets poussés de tierce ou de quarte, pendant que le lièvre qu’ils regardent ne les regarde

pas.

Eh bien, vous croyez peut-être que le lièvre va perdre haleine, à juger par la manière dont il court? Nullement : ce sont ces messieurs qui, tout essoufllés, se communiquent les symptômes de leur mutuel anéantissement.

hS

Un chasseur.

" “neau milieu de cette cohue,

un vrai chasseur ?

) Qu'il s'isole? il ne >) connaît pas le pays :

VAR DATE) Mtqu'n'ichasse apart:

oui, sans doute; mais tout est battu devant et derrière lui. Cependant le gibier chassé sur tous les points va revenir; il a même vu des perdreaux se remettre ; il va les: prendre à bon

vent; mais douze chiens qui les ont aperçus les poursuivent et les éparpillent avant que le üreur ait eu le temps de s'approcher ; il persiste, il bat la pièce de chaume. Une caille part. Des chasseurs sont devant le coup; il ne tire pas. Il voit un placier le long d’une remise ; il presse le pas pour s’y rendre. Déjà son chien rencontre... Mais une horrible détonation se fait entendre ; le chien se roule ensanglanté ; c’est un paysan des environs qui dans la remise a tiré un geai, et qui a tué un chien. Vous avez une esquisse imparfaite d’une ouverture de chasse.

Gendarme, garde-champèêtre.

récréa tion la visit équestre d’ut gendarme, qu met d’autai plus de tem}!

à examiner votl port d'armes, qu”!

le tient à l'envers

Comptez pou quelque chose l’a rivée subite : d'u garde champêti ME Be: qui vous déclar qu'on n'entre pas du les betteraves, que « trèfle est gardé pour graine, qu’on n'entre pà dans la pièce de chanvre, et que vous n'ave pas le droit de chasser dans les haricots.

Chasse au marais,

avez

1l/ en plaine , avec d'autant plus de raison que la compagnie assurée des DZ carriers a, le soir =,

de ce beau jour, tout pris dans les champs, si ce n’est la veille, avec le funèbre voile à juste titre intitulé le drap des morts. Vous savez bien que la chasse au marais n’est pas encore fructueuse; mais vous irez au marais, vous dont

on n’a pas estropié le chien; vous irez plus tôt ou plus tard, et là vous serez attaqué , sans discours préalable, par un paysan qui volait de l’osier à son aise, et que vous gênez dans sa opération lucrative : si même il ne vous prend pour le propriétaire, ce qui rendrait peut-être voire circonstance très-grave, puisqu'on assure que le meilleur moyen pour qu'un propriétaire ne vous fasse rien quand vous lui nuisez, c’est de s’en défaire.

Passons : quelques oiseaux de marécage ont à vos veux volité dans le marais. Vous êtes surpris même qu'ils se soient ainsi levés sans votre présence et sans la présence de votre chien ; c’est de bon augure. Mais tout à coup une . famille de sans-culottes, qu’on appelle des grenouilleurs, plongent leurs mannequins sous les joncs, pendant qu’un chien de boucher, préposé à leur conservation, menace la vôtre, après avoir croqué les reins de votre compagnon de chasse; et vous apprenez par ces industriels qu’alors même que vous auriez été:

flanqué de quatre chiens ,; Turc, l’un des meil-. leurs élèves de la barrière du Combat, les au-. rait dévorés. Cette anecdote est extraite des: annales modernes des environs de Paris.

Avez-vous tué Turc et menacé les grenouilleurs? avez-vous subi pour le moment votre cruelle mésaventure? serez-vous demain l’homme qui se plaint ou dont on se plaint ?

voilà l'alternative ; elle est douce et riante, mais enfin c’est juste : vous étiez venu pour vous amuser, Vous vous amusez et je le comprends ; moi, je me serais ennuyé : on m’a toujours.

dit que j'étais un original.

Vous vous portez bien parce qu’un homme de cinq pieds seulement n’a pas le cœur assez faible pour compter les courbatures au nombre des maladies. Le marais, dont je vous parlais tout à l'heure sur une trop petite échelle, procure bien par-ci par-là quelques douleurs qui ont l'agrément de compter pour des souvenirs avec d'autant plus de raison que ces douleurs sont toutes faites comme des becs de bécassine, dont elles conservent très-long-temps la douce physionomie entre cuir et chair.

Des fusils.

ie fou que je suis! je me. ue vous ai me- | à la chas- > $e, et nous

n'avons pas __ songé aux fusils. Nous | aurions dû , ce me semble, en parler. Cependant, peut-être, et je n’en sais rien, dans un siècle où le principal est indubitablement l’accessoire, disons seulement qu’on prend un fusil qui

, . x PT Fo:

puisse tirer tant de coups à la minute, qu'on

se munit d’une quantité de cartouches capable: de fournir à la consommation de cette arme, et qu'on parvient à tirer un coup tous les:

quarts d'heure, toutes les demi-heures et souvent toutes les heures.

On a le soin de faire valoir le danger de placer sa main en chargeant sur l’orifice du canon, comme si nos pères avaient subi plus d'accidents que n’en éprouvent les novateurs, comme s’il n'était pas possible de se raser sans se couper la: gorge, et de toucher un pistolet sans se brûler: la cervelle.

Néanmoins il faut être juste, ces fusils sont: bons, ils sont jolis. Béringer, surtout, confec-tionne des fusils avec un art parfait ; il s’est depuis quelque temps sérieusement occupé des: effets des bourres dures et molles, gaies et for-cées, et il a tiré de ses observations de très-justes conséquences.

Il se trouve de très-bons fusils dans les ma-gasins du successeur de Lefaucheux. *

Personne n'est en reste, et chaque armurierr a son invention et son système ; parfois même: il en à trois ou quatre.

En général les armuriers de Paris, pleins

d'une louable rivalité, méritent des éloges :

s’il y avait un prix à donner, non pas pour des systèmes, non pas pour des inventions, mais pour le fini de l'exécution, pour la conscience du travail, pour le gracieux des formes joint à la solidité et, je dois dire, à l’'irréprochabilité du fond, Perrin, Lepage, Potet l’aîné, Paris,

successeur de Potet, Deleusse, Le Lion, Lefaure, André, Armand, Léon Pirmet, Prélat et beaucoup d’autres en assez grand nombre pour que dans cette notice physiologique je ne trouve pas à placer leurs noms, se sont hautement posés dans l'estime des chasseurs dont je me fais l'interprète sans crainte d'être désavoué.

Les armuriers de Paris occupent un haut grade dans l’industrie, et ce grade n’est pas dû à la faveur, il leur appartient par droit dé conquête.

Il leur faut encore un autre mérite, celui de la patience et de la résignation ; ils ont fréquemment affaire à des fats qui ne savent ni ce qu'ils disent ni ce qu'ils veulent, et qui se trouvent condamnés à la conteste et à la con- . | trariété pour sauver à tout prix le renom de chasseur dont ils ambitionnent momentanément le sobriquet.

Le chasseur d’oiseaux.

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souvent infructueuses, les Parisiens qui ne peuvent aisément aller à trente lieues de la capitale se contentent souvent du tir des o1seaux. Parmi Ces amateurs se trouvent parfois les plus habiles tireurs qui foudroient tout ce qui passe sur leur tête; mais ils’en ren-

contre aussi dans les parcs circonvoisins qui prennent plaisir à tirer les oiseaux sur les arbres et par terre. Une fois descendus à ce degré d’humilité si éloigné du brave exercice qui se plaît à saisir un point dans le vide en laissant au malheureux volatile une chance de salut sans jamais consentir à l’assassiner ; une fois, dis-je, descendus au-dessous de la chasse , ils appliquent leur imagination à tous les moyens de destruction possibles. De là les chasseurs aux nappes et aux filets à l'italienne , les chasseurs aux rejets, aux gluaux, aux trébuchets, à la sarbacanne , aux trappes ; et voilà comme la plus noble récréation peut se trouver prostituée. Je ne les suivrai pas dans leurs traînées, dans leurs amorces, dans leurs tendues, où ils se glissent comme des reptiles ; je préfère décrire une chasse à la pipée.

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La chasse à la pipée.

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rameaux , de six à

; quinze pieds du tronc, sont lancés latéralement par : une. sève vigoureuse; vous montez sur cet!

arbre une serpe à la main, vous abattez le :

menu bois des susdites branches, auxquelles:

vous laissez du feuillage seulement à l'extrémité. Vous faites à coups de serpe des encoches | tout le long de ces branches inférieures , et

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dans chacune de ces encoches vous placez un : gluau.

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Vous bâtissez au pied de Parbre une cabane de branchages feuillus, comme si l'arbre s’élevait du milieu d’un buisson. #

Vous courbez tout autour de l'arbre les principales branches du taillis en forme. de cercle,

| 62 et vous placez aussi des gluaux sur ces branches: laissant, entre la cabane et ces cerceaux vivants: un chemin de ronde pour la chasse.

Remarquez que la préparation d’une grande pipée prend un grand jour de travail, et n’emi ploie pas moins de deux mille gluaux.

Le leñdemain, à la pointe du jour, vous vous rendez sans bruit au lieu préparé, vous vous cachez dans la cabane qui est au pied de l'arbre: vous /rouez, vous pipez, vous imitez le cri de la chouette , soit avec un appeau, soit avee une herbe, selon vos moyens diplomatiques e:

naturels : les merles, les pies, les geais, les grives, les piverts, les corbeaux, car il ven à de casaniers qui n’émigrent pas ; tous ces oiseaux stimulés par l'inquiétude, la curiosité, etc. , viennent à l’envi se percher sur les branches inférieures de l’arbre, ils se prennent les ailes dans un ou plusieurs gluaux qui cèdent à leurs mou: vements, et plusils s’agitent , plus ils se collent les plumes, ils tombent au pied de l'arbre comme des pelotes; vous poussez la porte pratiquée en feuillage sur l’un des côtés de la cabane , vous les prenez, vous rentrez vite, vous les faites crier, ils ne demandent pas mieux, et à leurs cris tous leurs pareils arrivent à l’envi, se posent ,

tombent ; ainsi de suite jusqu’à dix ou onze heures, et vous en prenez réellement beaucoup : voilà le plaisir.

Le déplaisir de la chasse à la pipée.

Les femmes sont char- : mantes, tout le <> monde est de A cet avis-là, mé- >) me ceux quiprétendent qu'il y À. a des moments : pour tout; or, PE toutes les fem- = 4 mes veulent ve- — mn à nir à la pipée.

Cr Use. Vainement vous leur objecterez linconvénient matinal : donc elles y viennent, puisqu'elles le veulent et qu’elles sont charmantes.

Vous n'avez pas oublié qu'il faut au moins un jour de travail à trois ou quatre hommes pour préparer l'arbre, les alentours et les gluaux de la pipée. Vous savez aussi que, plus ou moins abondante, la chasse, du moins, est sûre, et vous prenez toujours beaucoup d'oiseaux dans l’état normal de la pipée ; mais quand les dames viennent, vous n'en prenez plus un seul : vous êtes , je le sais, agréablement surpris; mais il y a plus, ce ne sont pas les oiseaux qui. sont pris, C'est vous qui êtes attrapé. Je vais tâcher de vous expliquer ce qui arrive :

1° Les femmes sont charmantes.

2° Elles ont le double avantage d’être charmantes dans lés moments où elles ne disent rien et charmantes quand elles parlent ; et bien que, du moins je le suppose , elles ne renoncent pas pour toujours au recueillement silencieux , elles s'expriment à la pipée, et quoi qu’on puisse faire pour obtenir leur silence, ah ! elles s’expriment avec une volubilité qu’il est impossible au pipeur de peindre autrement que par ces mots :

Les femmes sont charmantes !

Dès qu’on leur propose d'entrer dans la cabane qui n’a que trois pieds de haut, elles rient aux éclats de se voir à peu près dans la posi-

tion où se plaisait Henri IV quand il promenait ses enfants sur son dos.

A peine entrées, 1l est question de s'asseoir, et jamais question ne fut débattue avec plus d’éloquence.

Voici venir une fourmi qui grimpe éntrà muros , el Son ascension est annoncée par une salve d'artillerie servie par la terreur et par la gaité; la terreur ne jette qu’un cri, la gaîté fait chorus sur toutes les notes de la parodie.

Cependant, sur l'observation trop fondée que si les oiseaux des alentours entendent du bruit, ils entreront dans la défiance et n’en sortiront plus, ces dames, en appelant à leur secours une contraction nerveuse qui commu nique subitement à leurs traits un caractère romain, s'imposent un morne silence; elles annoncent, avec le geste qui fait tous les serments, qu’elles entrent à pleines voiles dans. l'épopée.

C’est alors que le pipeur, plein d’espoir encore , écarte les genoux, se fait une table de leur entre-deux pour placer ses appeaux , eb! commence à frouer. Non, il ne commence pas; | aon , 1l n’a pas commencé, que les dames, qui jamais dans aucun théâtre n’ont entendu une

pareille musique, et qui n’ont jamais vu, même pour souffler dans une cornemuse, l’opérateur faire une pareille grimace, grimace à la fois empreinte de passion pour l'art imitateur, comme empreinte de lespoir de charmer ses auditeurs; les dames font alors explosion :

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