LA FBMMB PU COIFFEUR
Est, en général, jolie, et, — on dirait qu*ii le fait exprès, ce coquin-là ! — elle a de beaux cheveux! Cela fait un peu mentir le proverbe : Les cordonniers sont les plus mal chaussés.
Elle est jolie, avenante, gracieuse. Comment attendre vingt minutes dans un petit
salon le moment où l'on va vous racler, la peau,, si ce n* est pas une jolie femme qui vous en prie?
C'est pendant cette attente qu'elle se montre véritablement commerçante. Il faut qu'elle occupe le client et que cela lui soit profitable. Elle range des cartons remplis de cravates aux reflets chatoyants, elle remue des épingles ou des boutons de manchettes. Le client parfois s'y laisse prendre.
La coquetterie n'est pas son fort, cela nuirait à ses affaires, car essayer de plaire à l'un serait mécontenter l'autre. Il faut que vertueusement elle- séduise tout le monde, dans l'intérêt de sa maison. C'est une tâche
difficile dont elle s'acquitte souvent avec
bonheur.
La femme du coiffeur est, en outre, professeur de coiffure ; elle identifie les femmes de chambr3 aux mvstères do la fausse natte.
elle les forme dans Fart de disposer les perles et les fleurs dans les cheveux.
Enfin, dernière spécialité, elle prête sa tête chevelue pour aider son mari dans ses innovations capillaires.
Ahl si la fortune ne tenait qu*à un cheveu, comme les coiffeurs seraient riches! Malheureusement, c'est à un câble qu'elle est nouée !
Maintenant, un mot sur les bureaux de placement.