PIÈCES JUSTIFICATIVES
Un certain M. Durand, — un des buralistes désignés dans l'article du Figaro se permit avec une audace assez impertinente d'envoyer
au journal une réponse qui le dirai-je ?. . .
qui... frisait l'impertinence. Cette réponse, fut, — comme on le pense, — méprisée. — Cependant, ne voulant pas refuser satisfac-
tion à un homme attaqué, je répondis ceci à M. Durand.
Paris, 24 novembre i86l.
Monsieur,
Figaro ne s'est Jamais refusé à insérer une réponse ou à une rectification. Bien que votre lettre dépasse les limites accordées par la loi, c'est-à-dire le double du passage qui vous concerne, et afin de ne pas être exposé à recevoir une seconde lettre de votre confrère, — elle sera insérée, si vous vous entendez avec lui pour la signer collectivement.
11 y avait en outre un post-scriptuœ dont je n'ai pas pris copie, mais qui disait que je me réservais de faire suivre cette réclamation de pièces justificatives.
Deux jours après je recevais la lettre sui-
vante, dont le post-scriptiim continue à montrer la bonne éducation et la distinction du dit sieur Durand.
A M. LE RÉDACTEUR DU Fiffaro,
Paris, le âO novembre iMîl.
iMonsieur,
Je ne puis accepter les conditions que vous me proposez pour insérer ma réclamation contre votre article les Coiffeurs ^ où je suis nommé et où mes actes sont dénaturés d'une manière des plus alarmantes. — Comme je n'ai aucune relation avec mon confrère et que, d'ailleurs, il n'y a rien de commun entre ma maison et la sienne, que la concurrei^ce et la similitude des affaires, je ne vois pas pourquoi j'établirais une solidarité quelconque avec lui en l'engageant à apposer, sur ina Içttre, sa signature à c5té de la miç«Qê.^^ . ..,.-......,
Votre plume, égarée par des données inexactes, erronées et malveillantes, a jeté de la boue sur renseigne d'une maison jusqu'alors sans tache, et sur le visage d'un homme qui depuis plus d'un demîsiôele était resté sans souillure. C'est bien le moins que vous essayiez de purifier l'un et l'autre sans marchander cette réparation.
J'e^ère donc que vous vous exécuterez de bonne grftce en publiant ma lettre sans restriction j et qu'après l'apparition de votre prochain numéro, nous en aurons fini avec cette fâcheuse et regrettable affaire.
Veuillez agréer mes salutation respecteuses.