‹ Physiologie du goût (volume 2)Chapitre 47 sur 179 · THÉORIE DE LA FRITUKE · texte numérisé non relu

THÉORIE DE LA FRITUKE

ville aux jouissancos, et les rues (chose rare) ne présentaient ni houe ni poussièi'e.

Les lourdes diligences avaient depuis longtemps cessé d'éhranler le pavé ; les tomhereaux massifs se reposaient encore, et on ne voyait plus circuler que ces voitures découvertes, d'où les heautés indigènes et exotiques, ahritécs sous les chapeaux les plus élégants, ont coutume de laisser tomher des regards tant dédaigneux sur les chétifs, et tant coquets sur les hcaux garçons.

Il était donc trois heures après midi quand le professeur vhit s'asseoir dans le fauleufl aux méditations.

Sa jamhe droite était verticalement appuyée sur le parquet; la gauche, en s"étendant, formait une diagonale; il avait les reins convenahlement adossés, et ses mains étaient posées sur les tètes de lion qui terminent les sous-hras de ce meuhle vénérahle.

Son front élevé indiquait l'amour des études sévères, et sa houche le goût des distractions aimahles. Son air était recueilli, et sa pose telle, que tout homme qui l'eût vu n'aurait pas manqué de dire : « Cet ancien des jours doit être un » sage. "

Ainsi étahli, le professeur fit appeler son préparateur en chef, et hientôt le serviteur arriva, prêt à recevoir des conseils, des leçons ou des ordres.

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