MÉDITATION Y, DES ALIMENTS
ment, le docteur Bailly a prouvé, par une suite de faits observés pendant près d'un siècle , que toutes les fois que , dans les naissances annuelles, le nombre des filles est notablement plus grand que celui des garçons, la surabondance des femelles est toujours due à des circonstances déblKlantes; ce qui pourrait bien nous indiquer aussi Torigine des plaisanteries qu'on a feites de tout temps au mari dont la femme accouche d'une fille.
Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur les aliments considérés dans leur ensemble, et sur les diverses modifications qu'ils peuvent sut^ir par le mélange quon peut en faire ; mais j'espère que ce qui précède suffira, et au-delà, pour le plus grand nombre do mes lecteurs. Je renvoie les autres au traité fx professo^ et je finis par deux considérations qui ne sont pas sans quelque intérêt.
La première est que l'animalisation se fait à peu près de la même manière que la végétption, c*estrà-dire que le courant réparateur formé par la digestion est aspiré de diverses manières par les cribles ou suçoirs dont nos organes sont pourvus , et devient chair , ongle, os ou cheveu, comme la même terre arrosée de la même eau produit un radis, une laitue ou un pissenlits selon les graines que le jardinier lui a confiées.
La seconde est qu'on n'obtient point, dans Torganisation vitale, les mêmes produits que dans la chimie absolue; car les organes destinés à produire la vie et le mouvement agissent puissamment sur les principes qui leur sont soumis.
Mais la nature , qui se platt à s'envelopper de voiles et à nous arrêter au second ou au troisième pas, a caché le laboratoire où elle fait ses transformations; et il est véritablement difficile d'expliquer comment, étant convenu que le corps humain contient de la chaux, du phosphore, du fer et dix autres substances encore, tout cela peut cependant se soutenir et se renouveler pendant plusieurs années avec du çain et de Teau.