LE CHOIX DES SCIENCES
Ne poursuivons plus la gloire ;
Elle vend cher ses faveurs }
Tâchons d'oublier rUstoire :
Cest un tissu de malheurs.
Mais appliquons-nous a boire
Ce vin qu'aimaient nos aïeux.
Qu'il est bon, quand il est vieux I (Mt.)
rai quitté l'astronomie,
Je m'égarais dans les deux ;
Je renonce à la chimie,
Ce goût devient trop coûteux.
Mais pour la gastronomie
Je veux suivre mon penchant.
Qu'il est deux d'être gourmand! (ètft.)
Jeune , je lisais sans cesse;
Mes cheveux en sont tout gris :
Les sept sages de la Grdce
Ne m'ont pourtant rien appris.
Je travaille la paresse :
Cest un aimable péché ,
Ah ! comme on est bien couché ! (bie,)
J'étais fort en médecine
Je m'en tirais à plaisir ;
Mais tout ce qu'elle imagine
Ne fait qu'aider à mourir.
Je préfère la cuisine :
Cest un art réparateur.
Quel grand homme qu'un tniieurl (kk.)
404 VARFÉTÉS. '
Ces travaux sont un peu rude», Mais sur le déclin du jour, Pour égayer mes études , Je laisse approcher Tamour.
Malgré les caquets des prudes, L*amour est un joli jeu :
Jouons-le toijyours un peu ! {bis.)
J'ai vu naître le couplet suivant , et voilà pourquoi je Y ai planté. Les truffes sont la divinité du jour , et peut-être cette idolâtrie ne nous fait-elle pas honneur.