‹ Physiologie du goût (volume 3)Chapitre 98 sur 109 · A MAYNARD · texte numérisé non relu

A MAYNARD

PoQfquoi se donner tant de peine ?

Buvons plutôt à perdre haleine, De ce nectar délicieux, ' Qui, pour rexcellence, précède Celui même que Ganyn^ède Verse dan» la coupe des dieux.

Cestlui qui fait que les années Nous durent moins que les Journées.

G*est lui qui nous fait rajeunir.

Et qui bannit de nos pensées

Le regret des choses passives •

* Et la crainte de Tavenir. 9

Buvons , Maynard, à pleine tasse Uâge insensiblement se passe , Et nous mène à nos derniers jours ; L*on a beau faire de$ pçi^s , Les ans , non plus que les nvières^ Jamais ne rebroussent leur cour».

Le printemps, vêtu de verdure.

Chassera bientôt la froidure.

La mer a son flux et reflux ; Mais , depuis que noire jeuneise' Quitte la place à la vieUlesae, Le temps ne la ramène pàui.

Les lois de la mort 9oai &(ale4 ^ Aussi bien au m^iso^s foyatoa Qu*aux taudis couverte de roseaux; Tous nos joun aoni si^ets aux Parques; Ceux des bergu» et des monarques Sont coupés des nèmee elseanx.

Leurs rigueurs, par qui toul s'fefcoft, Ravissent, en bien peu d'espace, Ce qu*on a de mieux établi, Et bèentôt nous mènevonl boire»

• POÉTIQDB. I^j

Au-delà de la rive noire,

Dans Jes eaux du fleuve d*oubli«

CelleHîi est du professeur qui l'a aussî mise en musique. Il a recule devant les embarras de la gravure , malgré le plaisir qu'il aurait eu de se savoir sur tous les pianos ; tnafè par un bonheur moui, elle peut se chanter et on la chantera sur l'air du v^udeMh de Figaro»

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