‹ Physiologie du mouvementChapitre 106 sur 119 · VITESSES VERTICALES · texte numérisé non relu

VITESSES VERTICALES

l'aile au début de chaque coup à celui d'un plan de 6 décimètres carrés 1/2 de surface, animé d’une vitesse moyenne de

2x 0,35><5 ou 11 mètres,

et comme il y a des moments où le mouvement de ce plan change de senset où sa vitesse devient nulle, il n’est pas trop aventureux d’admettre que la vitesse du centre de pression de l'aile peut atteindre 16 à 17 mètres. Dans ces conditions, la résistance de l’air sur les deux ailes peut s'élever à

ou 3“,400 environ (Poncelet, Mécanique industrielle). En admettant l'aile inclinée à 45° sur ladirection du vol, la composante horizontale oscillerait de 0 à 2*,400 environ. Il suffit de jeter un coup d'œil sur les tableaux et sur les courbes des forces, pour voir que les valeurs maxima des forces réellement développées par l'oiseau, soit dans le sens horizontal, soit dans le sens vertical, ne s’éloignent pas sensiblement des limites :

2%,400 pour le déplacement horizontal;

3*,400 pour le déplacement vertical.

On doit done, au début du coup d’aile, rencontrer chez l'oiseau une force opposée à la pesanteur et notablement plus grande que le poids de l'oiseau. Mais sous l'influence de la résistance de l’airles ailes s’inclinent, la partie arrière en haut, la composante horizontale de la résistance de l'air prédomine, la composante verticale s’annule presque ; la vitesse de descente commence à croître après avoir passé par un minimum. À la fin de l’abaissement, la composante horizontale disparait à son tour, et l'oiseau n’est plus entrainé horizontalement, qu’en vertu de la vitesse acquise.

L'inspection des images photographiques montre que vers la fin du coup d’aile, celle-ci offre la forme d’une cloche dont l'ouverture est dirigée en avant; la résistance de l’air due au mouvement horizontal de propulsion provenant de la vitesse acquise précédemment agit sur cette cloche pour soulever l'oiseau, et on comprend comment, même pendant la remontée des ailes, la vitesse de descente du centre de gravité de la masse de l'oiseau peut encore diminuer.

Marey. — Vol des oiseaux. 24

14. — Des erreurs de mesure qui peuvent être causées par une erreur sur les déplacements du centre de gravité à l’intérieur du corps de l’oiseau.

Il convient d'examiner quelle influence peuvent avoir sur les résultats des calculs les corrections faites pour tenir compte des mouvements horizontaux et verticaux du centre de gravité de la masse totale de l'oiseau.

On a vu que x, et y, étant les coordonnées du centre de gravité de la partie indéformable, et « et 8 les coordonnées du centre de gravité de la masse totale par rapport à deux axes mobiles entrainés avec la partie indéformable, on avait pour coordonnées du centre de gravité général par rapport aux axes fixes,

Det TR, Y—= Yi +R:

« etf étant donnés par

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