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V7 RD 0000 LVL EP DX L 7. Ve Fig. 81. — Disposition du miroir tournant M, pour la dissociation d'images qui se produisent successivement sur un même endroit de la plaque sensible.
$ 98. Méthode du miroir tournant. — Dans une caisse obscure (fig. 81) qui contient tous les appareils! est un miroir M qui recoit les rayons émanés de l'oiseau et les réfléchit dans
1. La caisse est formée de deux compartiments disposés à angle droit (fig. 81). Une ouverture DD, pratiquée dans l’un de ces compartiments, en forme de tube carré TT, recoit les rayons rr' émanés de l'oiseau. Ces rayons tombentsur le miroir M qui les réfléchit dans l'objectif O de l'appareil photochronographique. Un mécanisme d’horlogerie, invisible dans la figure, imprime au miroir M un pivotement vertical dans le sens marqué par les flèches. Le mouvement a pour effet de promener de gauche à droite les images de l'oiseau et de les étaler sur la plaque photographique p, dans des positions toujours différentes, à chaque fois que la rotation du disque 1 provoque une nouvelle admission de la lumière dans l’appareil,
l'objectif. Un rouage d’horlogerie règle le mouvement du miroir dont la vitesse doit varier suivant l’écartement que l’on veut donner aux images.
C'est de cette facon qua été obtenue la figure 82, qui montre onze attitudes successives d’un Goéland, recueillies pendant la durée d’un seul coup d’aile. L’oiseau se présente par l'avant; il volait donc du côté de l’observateur et un peu vers sa gauche.
Sous cette incidence, le déplacement apparent de l’oiseau était donc très faible, de sorte que ses
images successives se fussent confondues par superposition, si l’on n'eût employé quelque artifice pour les dissocier.
La série des attitudes représentées commence vers la droite, au moment où l'aile finit son abaissement ; on voit ensuite l’aile se ployer, s'élever graduellement, se déployer enfin, et s’abaisser de nouveau.
$ 99. Dissociation des images au moyen de déplacements imprimés à l'appareil. — Pour analyser les phases diverses d’un
82, — Goéland vu suivant l'axe de son vol; dissociation des images par le miroir tournant,
Fig.
mouvement qui s'exécute sur place, un autre moyen fort simple consiste à faire pivoter l’appareil photochronographique autour de
son axe vertical.
Il en résulte un déplacement des images qui s’étalent sur la surface sensible. Dans ce cas, c’est en réalité la glace qui est en mouvement et présente des points différents de sa surface à la série des images. Mais le mouvement que la main imprime à l'appareil ne saurait être uniforme, et les images se suivent à des intervalles fort inégaux‘; l'emploi du miroir tournant est donc préférable.
On pourrait cependant faire à tous ces procédés un reproche
commun, c'est qu'ils communiquent à l’image un mouvement de translation qui, malgré la brièveté du temps de pose, peut altérer sensiblement la netteté des contours. La méthode qui va être décrite échappe à cet inconvénient.
S 100. Dissociation des images au moyen d’une translation imprimée à la surface sensible. — Le déplacement intermittent de la surface sensible est justement le principe sur lequel est basée la construction du fusil photographique (S 88). Mais dans tout mouvement rapide et intermittent à la fois, la difficulté consiste à arrêter soudainement une masse animée d’une grande vitesse. C’est là ce qui réduisait le nombre des images du fusil à dix ou douze par seconde, même quand on remplacait les glaces photographiques par des pellicules de gélatine montées sur de minces rondelles d’ébonite.
J'essayai d'obtenir, sur une longue bande de papier sensible, des séries d'images se suivant à très courts intervalles. Cette bande devait s'arrêter pendant chacun des éclairements, car il ne fallait pas songer à prendre des photographies sur une surface animée d’un mouvement continu dont la vitesse devait atteindre environ un mètre par seconde; les contours des images eussent été trop confus *.
1. Le véritable danger de cette méthode, c’est qu’elle expose à une détérioration de l'appareil. Le disque fenêtré, animé d’un mouvement extrêmement rapide, tend à conserver son plan de rotation, malgré le déplacement qu'on lui imprime; il en résulte un effort latéral qui peut fausser l'axe du disque.
2. Pour avoir une idée de cette confusion, imaginons que le temps de pose soit de 14/1000 de seconde ; la bande de papier sensible, défilant avec
Avec d'assez grandes difficultés pour réduire au minimum l’inertie des pièces de l'appareil et les chocs qui en résultent, j'ai réussi à obtenir des séries de cinquante images par seconde recueillies sur une bande de pellicule au gélatino-bromure d’argent, animée d’une translation rapide‘.
La planche I a été obtenue en juxtaposant cinq tronçons de cette bande. Elle porte 26 images qui ont été disposées en trois séries correspondant chacune à un battement d'ailes du Pigeon. La première série commence par l'image située en bas et à gauche de la planche; la cinquième série contient 6 images. Une demi-seconde a suffi pour recueillir ces 26 images ; le temps de pose, pour chacune d'elles, était de 1/4000 de seconde.
Un fil vertical, tendu devant le fond noir sur lequel se détache l'oiseau, sert à apprécier sa vitesse de translation horizontale. La première série d'images a pour repère le fil T; la deuxième série a pour repère le fil Il, et ainsi de suite. On voit que, de 4 à 26, le Pigeon s'approche d’abord de plus en plus de la ligne de repère, l’atteint, puis la dépasse. Or, en mesurant, d’après ces repères, la distance parcourue par l’œ1il de l'oiseau dans le sens horizontal, on a le moyen d'apprécier sa vitesse moyenne, à chaque cinquantième de seconde.
S 101. Méthode stroboscopique ?. — Cette troisième méthode
une vitesse d’un mètre à la seconde, parcourra un millimètre pendant la pose. Or les images photochronographiques, pour être nombreuses, doivent être très petites; 1/2 centimètre de diamètre est une dimension assez convenable : il s’ensuivrait que le trainage du papier pendant la formation de l’image amènerait une incertitude de 4/5 dans la position du contour extérieur des objets représentés.
1. L'intervalle entre deux images consécutives était 18 millimètres ; le nombre des images, cinquante par seconde. La vitesse moyenne du papier était donc 18 X 50 millimètres ou 900 millimètres par seconde. La somme des cinquante arrêts du papier représentait, à elle seule, moitié du temps, de sorte que, pendant la translation, la vitesse moyenne était d'environ 1,80 à la seconde.
2, La Stroboscopie a pour objet d'analyser les mouvements périodiques, en les observant à des instants très courts séparés les uns des autres par un intervalle presque égal à la durée de la période du phénomène. Cette méthode dérive des expériences déjà anciennes de Savart et surtout des
pour obtenir un grand nombre d’attitudes successives dans un battement d'ailes est basée sur la différence de phase qui existe entre les mouvements de l’aile et ceux du disque fenêtré.
Si la succession des éclairements donnait cinq images par seconde, et que l’aile battit 5 fois dans le même temps, les ima-