Images classées stroboscopiquement
ges successives représenteraient l'oiseau toujours dans la même attitude. Mais si chaque battement d’aile dure wn peu moins que l'intervalle des éclairements, chaque image montrera l'aile à une phase de son battement un peu plus avancée que l'image précédente. Si l’aile, par exemple, bat 11 fois pendant la durée de 10 éclairements, on aura 10 images successives, chacune correspondant à une phase plus avancée que la précédente, de 11/10 de battement; c’est de cette facon qu'a été obtenue la figure 83!.
belles études de Plateau. L'appareil nommé phénakistiscope, et dont on a fait un jouet, est une application bien connue de la stroboscopie.
Tœpler, en 1866, a montré qu'un disque tournant, percé de trous à travers lesquels on regarde un corps en mouvement périodique, une tige vibrante par exemple, permet d'analyser optiquement les vibrations, et d'en déterminer le nombre quand on connait celui des impressions visuelles, c’est-à-dire le nombre des trous qui ont passé devant l'œil en un temps donné.
L'appareil photochronographique jouit des mêmes propriétés pour l’analyse des mouvements périodiques, avec cet avantage qu'il donne des images permanentes, au lieu des impressions visuelles fugitives qu’on obtient avec les appareils antérieurement employés.
{. Dans cette figure, on à mis bout à bout les images qui représentent les phases successives du coup d’aile, sans se préoccupef de placer l'oiseau dans la position qu'il occupait réellement dans l’espace, à chacun des instants représentés. Cela eût exigé beaucoup d’espace, car l'intervalle entre deux images consécutives étant 41/10 d'un battement, la longueur totale
. : 5 11 de ia figure aurait correspondu au parcours de l'oiseau pendant 11 X T0
c'est-à-dire 12 battements d'ailes.
Si la durée d'un battement d’ailes excède l'intervalle de deux éclairements, chaque image montre l'aile de l'oiseau à une phase moins avancée que la précédente, de sorte qu’en disposant les images en série suivant l’ordre où elles se produisent, on obtient une expression rétrograde du mouvement. Ainsi, dans la figure 84, un Pigeon est représenté avec ce sens rétrograde du
Fig. 84. — Pigeon, vol ascendant; les images successives se suivent dans l'ordre inverse du mouvement réel.
mouvement, si l’on suit les images dans le sens du vol, c’est-àdire d’arrière en avant. Tandis que si l’on commence par la dernière attitude (en haut et à gauche) et si l’on suit la série des images en sens inverse de la direction du vol, on trouve, dans leur ordre véritable de succession, les différentes phases de l’abaissement des ailes.
La série de six images représentée ci-dessus ne correspond guère qu'à la moitié d'un battement d'ailes, à la phase d’abaissement; ileût fallu à peu près douze images pour représenter le battement complet".
En somme, la méthode stroboscopique a pour effet de donner
1. D'une manière générale, si l’on prend la seconde pour unité de temps, que a soit le nombre des éclairements de la plaque, b le nombre de battements d'ailes en cet espace de temps, la quantité constante dont
des images très nombreuses et très espacées exprimant les phases successives d’un mouvement périodique.
Les différentes méthodes qui viennent d’être exposées ont pour but de déterminer, chez les diverses espèces d'oiseaux, les actes successifs qui constituent un coup d’aile.
S 102. Attitudes successives des ailes et du corps de l'oiseau pendant un coup d’aile. — La série des onze figures suivante représente, en projection verticale, Les images successives d’un Pigeon pendant la durée d'un coup d’aile. Bien que ces figures soient plus explicites que le langage pour définir les
Fig. 86.
changements d’attitude
de l'oiseau, j'essayerai cependant de caractériser en quelques
s’augmentera à chaque tour l'intervalle qui sépare un éclairement du a
ei — b 2 PR battement consécutif sera ré La valeur positive ou négative de la quan- (110)
tité b — «a correspond à une avance ou à un retard du battement sur l’éclai-
rement. À la limite, b et «a étant égaux, le retard exprimé par le numérateur
b— a est nul, et l’éclairement se fait en même temps que le battement. La fraction de révolution de l’aile qui s'effectue entre deux éclairements
LR Van consécutifs de la plaque sera de même T:
1. Les phases peuvent être très espacées puisque, entre deux images consécutives, il peut s'écouler une ou plusieurs périodes entières augmen-