‹ Physiologie du mouvementChapitre 61 sur 119 · Cayley, loc. cit · texte numérisé non relu

Cayley, loc. cit

oiseau ait une translation de 15 mètres par seconde; un coup d’aile de 15 mètres de vitesse en arrière n’aurait aucune action, et ne ferait que suivre le mouvement de lair qui fuit. L’aile devrait donc avoir une vitesse excédant 15 mètres, de toute la valeur nécessaire pour trouver, sur l’inertie de l’air, un appui suffisant.

$ 161. Angle que le plan des rémiges forme avec l'horizon dans le coup d’aile. — Les expériences graphiques relatées au chapitre VI ont montré que, dans le coup d’aile, les rémiges s'infléchissent sur la résistance de l’air, et qu'à la fin de l’abaissement, la force élastique des rémiges leur restitue la courbure normale, en abaissant le bord postérieur de l’aile. Mais c’est tout ce qu'on peut déduire de ces expériences ; il serait imprudent de leur demander l’amplitude véritable du mouvement angulaire exécuté par la flexion des rémiges. La photographie instantanée nous renseigne bien mieux à cet égard; elle donnera des mesures tout à fait précises, quand on disposera d'objectifs photographiques plus puissants.

Telles qu'elles sont aujourd’hui, les images montrent que, pen-

dant le coup d’abaissement, quand l'aile est arrivée à l’horizontalité, le plan des rémiges est incliné de 6° à 8° sur l'horizon, la

face inférieure de ces plumes regardant un peu en arrière et en dehors”.

1. A une phase plus avancée de leur abaissement, les ailes se portent en avant et se rapprochent l’une de l’autre, en tournant en dedans leurs faces inférieures. La torsion des rémiges, très prononcée alors, indique une soufflerie qui se produirait de haut en bas. Ces attitudes qui ne peuvent s'expliquer par des paroles, mais qui se voient très bien sur les figures en relief, ne semblent se produire qu’au début du vol.

Page 1