‹ Physiologie du mouvementChapitre 65 sur 119 · I SE SP EP OR GPEN R · texte numérisé non relu

I SE SP EP OR GPEN R

qu'il parcourt contre le vent, tandis que d’autres ont cru le voir descendre dans ce cas et monter, au contraire, lorsqu'il cède au vent.

Il ne saurait être impossible de déterminer exactement ce qui se passe dans ces circonstances. Ce problème est identique à celui que les géomètres résolvent à chaque instant, lorsqu'ils ont à mesurer la hauteur ou la distance d’un point inaccessible. Or, quand on sait déterminer la position qu'occupe, dans l’espace, le coq immobile qui surmonte un clocher, il suffit d'appliquer la même méthode un certain nombre de fois, pour déterminer la série des positions qu'occupe, à des instants successifs, un oiseau qui plane ou qui vole à voile. Toute la difficulté consiste à réaliser en un temps très court chacune de ces déterminations géométriques, afin de pouvoir les répéter à courts intervalles de temps.

Voici la méthode que j'ai proposée autrefois, mais que les circonstances ne m'ont pas encore permis de mettre en pratique :

« Dans un lieu où des oiseaux se livrent au vol à voile, supposons deux observateurs séparés l’un de l’autre par une distance connue. Chacun d’eux est muni d’une chambre noire sur le verre de laquelle l'oiseau peint son image qui se déplace en sens divers. Chaque observateur tient à la main un style électrique dont la pointe écrivante est actionnée à des intervalles de temps égaux, par les clôtures et ruptures alternatives d’un circuit commun. À un moment donné, chacun des observateurs commencera à suivre le mouvement de l’image de l’oiseau sur le verre, avec la pointe de son style; à un autre moment, tous deux cesseront de tracer.

« À la fin de l'expérience, les deux glaces porteront des images, formées de courbes ponctuées dans chacune desquelles l’écartement des points sera plus ou moins grand, suivant la vitesse ou la direction du vol. En combinant ces images prises de points de vue différents, on pourra construire géométriquement la trajectoire de l'oiseau, suivant les trois dimensions de l’espace. Sur cette figure en relief supposée construite, l’écartement des

points exprimera les différentes valeurs de la vitesse de l'oiseau aux divers instants de son parcours. »

On n'aura ainsi que la trajectoire de l'oiseau, et sa vitesse aux différents points de son parcours. Pour connaître les attitudes qu’il présente en ces points, il faudra recourir à la photographie ;

quelques images instantanées achèveraient de donner les renseignements nécessaires. Et puisqu'il ne s'agira plus de saisir des actes rapides, comme dans le vol ramé, on pourra employer un objectif à long foyer, donnant de grandes images sur Îlesquelles on appréciera avec facilité les changements d’attitude

de l’oiseau.

OPEL

emmener ten in

arm here ee té tnePenn ee rer erepen

Page 1