CHAPITRE XIX DU VOL PLANÉ
Définition du vol plané; son analogie avec le mécanisme du cerf-volant. — Circonstances dans lesquelles s’observe le vol plané. — Rapport de la hauteur perdue à la longueur horizontalement parcourue, dans le planement. — Influence que l’inclinaison de la surface des ailes sur l'horizon exerce sur la direction de la trajectoire. — Difficulté de résoudre, par le calcul seul, le problème du vol plané de l'oiseau. — Imitation du planement de l'oiseau, au moyen d'appareils mécaniques. — Emploi de la photochronographie, pour suivre les évolutions des appareils planeurs. — Position du centre de pression de l’air sous les ailes, dans le vol plané;
loi d’Avanzini. — Plus le centre de gravité est porté en avant, plus l’oiseau plane avec vitesse. — Mouvements ondulatoires de certains
appareils planeurs; leur explication.
$ 178. Définition du vol plané; son analogie avec le mécanisme du cerf-volant. — Le vol plané, d’après d'Esterno, est un glissement sur l'air, pouvant se produire en l’absence du vent. Cet acte, éminemment temporaire, n’exige de l’oiseau qu'une certaine vitesse. Quel que soit le moyen par lequel cette vitesse aura été préalablement obtenue, elle se dépensera peu à peu dans le planement et servira à soutenir l'oiseau contre la pesanteur. Toutefois, dans le planement descendant, la pesanteur entretiendra la vitesse de l’oiseau, et cette vitesse pourra demeurer constante pendant toute la durée du vol.
D'Esterno ‘, Liais? et tous ceux qui, plus récemment, se sont occupés de locomotion aérienne, comparent Le vol plané au mécanisme du cerf-volant.