‹ Physiologie du mouvementChapitre 74 sur 119 · A B + Z DD · texte numérisé non relu

A B + Z DD

Kig. 163. — Expériences photochrouographiques démontrant la théorie de Bazin sur les effets d'un vent intermittent dans le vol à voile.

des sommets et s’'échappera en A après avoir décrit une série d’oscillations ressemblant de tous points aux ressources d’un Faucon.

Mais si nous placons la bille en A, celle-ci, après avoir descendu la première pente, puis remonté vers le sommet B, s'arrêtera sans le franchir; poussons alors la planche au-devant de la bille, celle-ci sera soulevée, pendant que le sommet B passera au-dessous d'elle, puis elle redescendra la pente de B en C, etc.

Or, la photochronographie permet de saisir l’évolution de la bille et le mouvement de la planche. Il suffit, pour cela, que la bille soit brillante ; la série de ses positions successives est représentée de A en A’ (à gauche de la figure). Ces positions sont plus nettes encore dans la courbe de droite, où le centre de la boule est seul représenté. On voit que cette boule décrit dans l’espace un mouvement en spirale dans le plan vertical ; elle progresse

Ces intermittences du vent sont-elles indispensables et ne peut-on pas admettre que, dans un vent de force constante, un oiseau puisse à son gré gagner de la hauteur, puis glisser en descendant contre le vent; et cela par le seul changement de l'inelinaison de ses ailes? Basté semble l’admettre, lorsqu'il représente la trajectoire de l'oiseau volant contre le vent (fig. 8)°. Il y a là, toutefois, un point fort délicat de mécanique, sur lequel les mathématiciens devront se prononcer. En tout cas, il semble certain que l'oiseau peut, au moyen de certains artifices, créer des intermittences du vent, même quand celui-ci souffle d’une façon régulière. Voici, à cet égard, l'opinion de plusieurs auteurs.

& 493. Artifices de l'oiseau pour créer des intermittences du vent. — D'Esterno avait déjà supposé que le vol en zig-zag de certains oiseaux au moment de l'essor avait pour effet d’accroître la vitesse de leur vol. Ainsi les crochets bien connus de la Bécassine au départ n’auraient point pour but de déjouer l'habileté du tireur, mais de hâter la fuite de l'oiseau.

Bazin?, et surtout Bretonnière*, ont montré qu'en changeant

en sens contraire du mouvement imprimé à la planche, et qui est indiqué par la grande flèche. s

Mouillard prétend que l’intermittence existe toujours dans les coups de vents, depuis les plus faibles brises, jusqu'aux ouragans les plus violents. Si les météorologistes ont, jusqu'ici, négligé de démontrer cette intermittence au moyen d'appareils inscripteurs, son existence est entièrement prouvée par les modulations lamentables que produit le vent quand il s'engouffre dans nos cheminées (Mouillard, loc. cit., p. 221).

4. La figure 8 qui représente le vol stationnaire d’après Basté montre aussi une élévation suivie de glissement descendant. Il faut remarquer toutefois que la série des attitudes indiquées dans cette figure par des numéros d'ordre n’est pas celle que Basté avait indiquée. Pour lui, l'oiseau monte par la moitié postérieure de la courbe, et redescend par l'antérieure. Des flèches placées dans la figure originale de son mémoire, et l'inclinaison même des ailes, ne laissent pas de doute à cet égard. Dans la reproduction de cette figure, l’idée que je me faisais du mécanisme de ce genre de vol m'a empêché de voir que j'interprétais mal la pensée de l’auteur. Mais je suis porté à croire que le mouvement doit se passer en réalité comme je l'ai représenté.

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