PRÉFACE. XV
également les théories, de moins en moins imparfaites, émises successivement par les naturalistes ;: enfin les découvertes des anatomistes et des zoologistes, qui éclairent les conditions mécaniques du vol.
La deuxième partie, consacrée à la physiologie expérimentale, comprend les recherches sur la force musculaire de l'oiseau et les expériences qui ont servi à déterminer la nature et la succession de ses mouvements.
Dans la troisième partie, le problème est abordé au point de vue mécanique. On y essaie d'évaluer les forces qui agissent sur l'oiseau pour le soutenir et pour le propulser dans l'air. Puis on étudie successivement une série de problèmes partiels et en particulier le coup d’aile proprement dit, la force qu'il exige, la résistance qu'il trouve dans l'air, les réactions qu'il imprime à la masse de l'oiseau. Cette étude n’est pas seulement faite au point de vue mécanique, elle s’éclaire beaucoup de la comparaison du vol avec les autres formes de la locomotion animale, car toutes ces formes, terrestres, aquatiques, etc., présentent entre elles quelques ressemblances.
Enfin, dans la quatrième partie, il sera question du vol plané et du vol à voile : formes étranges où l’aile est passive et immobile, tandis que l'air agit pour la soulever, comme il ferait d’un cerf-volant.
Ces deux genres de vol, qui semblent si simples dans leur mécanisme, puisque l'oiseau n’a qu’à se laisser porter par l'air, sont toutefois les plus mal connus jusqu'ici. Cela tient à ce qu'ils échappent à l’expérimentation. Le vol à voile surtout, ne se produisant que dans certaines conditions exceptionnelles, n’a été vu que par un petit nombre d’observateurs. En l'absence de toute théorie satisfaisante pour l'expliquer, les mécaniciens se sont longtemps bornés à en nier l'existence; mais d'importantes études, faites dans ces dernières années,