‹ Physiologie du mouvementChapitre 80 sur 119 · LPC ORE STIT TT HER RENTRER ET · texte numérisé non relu

LPC ORE STIT TT HER RENTRER ET

pectoral, tendu par la remontée de l'aile, frapperale coup suivant ?

Il est certain que le muscle tendu à l'avance se trouve dans des conditions plus favorables pour son action prochaine, mais le travail qu'il fait en se contractant est tout entier produit par sa contraction actuelle"; il n’y a pas restitution d’une partie du travail fait par l'air sur l’aile remontante.

$ 205. Tout le travail dépensé dans le vol ramé se produit pendant l'abaissement de l'aile. — Une partie du travail produit dans l’abaissement de l’aile s'emmagasine sous forme de lorce vive, dans la masse de l’oiseau, et se dépense, pendant la phase passive de remontée de l’aile, pour soutenir Le corps de l'oiseau par un mécanisme de cerf-volant.

Cette dépense de travail, avons-nous dit, n’est pas constante : elle tend vers un minimum qui est atteint quand les coups d'ailes ont perdu le plus possible de leur fréquence et de leur amplitude.

$ 206. L'oiseau dépense-t-il du travail dans le vol plané et dans le vol à voile? — Les anciens fauconniers, dit Mouillard ?, avaient observé que le Faucon qui cherche à Lier sa proie par des passades successives ne dépensait pas de force dans cet exercice qui semble, à première vue, en exiger beaucoup. [ls

1. Un phénomène assez curieux se produit lorsqu'on exécute un certain nombre de sauts sur place, en déployant à chaque fois toute la force de ses Jambes. Si l’on observe avec soin le niveau auquel la tête s'élève à chaque fois, on constate que le premier saut est toujours moins haut que les ressauts qui le suivent.

Je pensai d’abord que l'excès de hauteur des ressauts tenait à la restitution d’une partie du travail emmagasiné dans les muscles extenseurs, au moment où ils amortissent la chute sur les pieds. Mais j’ai rejeté cette idée : il me semble plus naturel d'admettre que l'avantage des ressauts tient à ce que, pour les produire, les muscles qui ont dû amortir les chutes préalables partent d'un degré de tension plus fort que celui qu'ils présentent au début du premier saut, où ils ne faisaient que soutenir le poids du corps dans la position accroupie. Il se passe là quelque chose d’analogue à ce qu’on observe dans la chiquenaude. La contraction de l’extenseur du doigt, un instant retenue, produit par sa détente brusque un choc violent qu'il serait impossible d'obtenir autrement, même par l'extension la plus énergique du doigt.

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