‹ Physiologie du mouvement. vol des oiseauxChapitre 18 sur 123 · Audiîbon, loc, cit., t. I, p. 4;i · texte numérisé non relu

Audiîbon, loc, cit., t. I, p. 4;i

NOTIONS SOMMAIRES DE ZOOLOGIE KT D'aNATOMIE COMPARÉE. 47

iéveloppcraont de certaines productions cutaiives, ongle», griffes.

ibots, plumes ou ticaîlles, tels sont les cHracl6res qui dilTéren-

tîeiit le niembi'O unliT'ricur, en l'adaplant à la fonclion iju'îl doit

nplir, k-Qtt^d «> eooiparo l'aile d'un oiseau au bras d'un homme, ■ deux membres esl mas<iui^c au premier abord

nr le développement énorme des plumes. Mais (ju'on enlève c la peau ces appendices qui s'y rattachent, aussilût la ressem- ËBnce de^-icnt frappante (fig. 22).

1 Au xvr siècle déjà, P. Belon traijait le parallèle des pièces

i d'une aile avec celles du bras de l'homme (fig, 23). La

boi'ctf/e correspondait, d'après lui, à Vos coracoïdien; V omoplate,

È part et d'autre, constitue un os indépendant. Au bras V/mmé-

à l'avant'bras le radius et le cubitus sont parfaitement

mconuaissables. Mais le carpe de l'oîseau a subi une atrophie

Wtable ou plutdt une fusion de ses os qui, de sept qu'ils sont

chez l'homme, se réduisent à deux seulement chez l'oiseau: l'un

radial, l'autre cubital. Le métatarse et les doigts sont plus

^^Huodifiés encore. Le pouce est libre, souvent il est réduit à une

^^Kêule phalange.

«le phalange, c'est ce doigt qui forme ïailc bAlarde, petit

LE VOL DES OlSEArX.

bouquet de plumes qui semble doué d'une mobilité indépendante'. Les autres pièces de la main sont fusionnées en un double doigt dont les pbalangcs sont soudées sur une grande

Fig. 23.

partie de leur longueur. C'est à la main qu'adhèrent les grandes pennes ou rémiges, c'est-à-dire les plumes les plus fortes, qui forment ce qu'on nomme le fouet de l'aile.

I. Frédéric II, empereur d'AllemEigne, qui fut grand fauconnier, écrivit un traité De artencnandi, où il expose longuement l'analomie de Toiseau, Cet auteur attache une grande importance aux ailes bâtardes [fimpmione»), pour inlléchir à droite ou à gauche les mouvements du vol. On conçoit que si l'un de ces groupes de plumes se détache des autres et se présente contre la résistance do l'air, cela puisse ralentir le mouvement de l'aile correspondante et dévier de ce câté l'axe du vol.

NOTIOiNS SOMMAIRES DE ZOOLOGIE ET D'ANATOMIE COMPARÉE. 49

Cette conception de rextrémité de Taile comme l'homologue d'une main dont les pièces osseuses seraient fusionnées n'a rien d'hypothétique. La paléontologie montre à chaque instant des exemples d'une pareille fusion. Dans les Solipèdes, par exemple, on peut suivre le passage du type à quatre doigts que représentait XOrohipjms, espèce disparue, jusquau cheval actuel, qui n'a plus qu'un seul doigt.

Parmi les espèces volantes, V Archéoptéryx avait trois doigis distincts; laplupartdesoiseauxncnont qu'un seul formé par deux phalanges soudées l'une à Tautre, mais encore reconnaissables.

En comparant les squelettes des ailes de différentes espèces d'oiseaux, on trouve de grandes inégalités dans les dimensions relatives des divers ravons du membre : bras, avant-bras et main. D'Esterno a montré qu'à longueur égale de l'humérus, les autres rayons ont des proportions très variables, ainsi qu'on le voit dans les figures 24, 25, 2G.

L'un des types représentés correspond à l'Autruche, qui est incapable de voler; mais les deux autres appartiennent à d'admirables voiliers y l'Albatros et la Frégate. Il doit y avoir une différence dans la manière de voler de ces deux derniers oiseaux, dont l'aile est si différemment conformée, mais aucun auteur ne l'a encore signalée.

§ 36. Cavités aériennes des os. — Les os de l'aile présentent un caractère important : ils sont creux et remplis d'air, comme l'a reconnu Frédéric IL Un trou spécial, percé au-dessous de la tête de l'humérus, met la cavité de cet os en rapport avec les voies respiratoires. Les chasseurs ont souvent remarqué, sur les oiseaux qui ont l'humérus brisé par un plomb, que des bulles d'air s'échappent à travers le sang de la blessure.

Cette disposition des os de l'aile a été considérée comme fort avantageuse. Galilée a montré (jue la forme d'un cylindre creux est celle qui répartit la matière osseuse de manière à donner le maximum de résistance avec le moindre poids. Or ce sont deux qualités également importantes pour une aile, que la force et la légèreté, à cause des grands efforts qu'elle doit supporter et

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