‹ Physiologie du mouvement. vol des oiseauxChapitre 38 sur 123 · Voir La MtUhode graphique, quatrième partie, chap. ii · texte numérisé non relu

Voir La MtUhode graphique, quatrième partie, chap. ii

DÉTERMINATION GRAPHIQUE DES MOUVENEMTS DE L'aILE. 103

abaissements alternatifs des ailes, ou bien leur déplacement dans le sens horizontal.

D autres fois, c'est une trajectoire qu'il s'agit de déterminer : genre de mouvements comparable à ceux qu exécute la pointe d*une plume qui trace sur le papier les ligures les plus variées. Les mouvements de la pointe de Taile autour de Tarticulation de Tépaule offrent toutefois cette particularité, qu'ils ne se passent pas dans un plan, comme ceux d'une plume qui écrit sur du papier ; ils ne s'effectuent pas non plus sur la surface d'une sphère qui aurait pour rayon la longueur de l'aile, car, dans son mouvement périodique, l'aile se ploie et se déploie, changeant ainsi de longueur à chaque instant. Mais s'il est difficile de déterminer la vraie trajectoire de l'aile, avec ses inflexions suivant les trois dimensions de l'espace, il est relativement facile d'inscrire fidèlement la projection de cette trajectoire sur un plan. C'est ce qu'on obtient avec le pantographe à transmission qui sera décrit tout à l'heure.

Les difficultés s'accroissent encore quand on doit inscrire un mouvement dont les inflexions se produisent suivant les trois dimensions de l'espace, ou bien quand on veut déterminer les rapports que présentent entre eux plusieurs phénomènes différents: ainsi, quand nous aurons à mesurer la torsion de l'aile de l'oiseau aux divers instants de ses déplacements verticaux ou horizontaux.

Enfin, une autre difficulté se rencontre quand on veut apprécier les mouvements de l'oiseau dans l'espace, ses ac(îél('»niti()ns et ses ralentissements par exemple, au li<Mi d(?s ni()uv(»nienls d'une des parties du corps par rapport aux autres.

Toutes ces api^lications de la iiiélhodr ^rniphiqui» srroni décrites sommairement, à propos de» clianiii drs nnMiv(»nu^iils qu'elles ont servi à détcrmiiu^r.

§ 72. Transmission et inflcription d'un mouvonuuit do va-etvient suivant une droite : appliciilion aux nu)uvoiuimtH d'ôlôvation et d'abaiHHnmnnl do Tailo t;v«l nn iuommi iIo hihes A air que se f;iil rn|h« InuiMiniMMidii \\\\\\ lumlMinrM A lovinr, sortes

de petites pompes à air (fig. 49), sont réunis entre eux par un tube flexible. Le premier de ces tambours est actionné par le

Fig. 49. — Tambours à leviers conjugnés.

mouvement de l'aile de Toiseau, tandis que le second agit sur le levier inscripteur*.

1. Soient (fig.49), deux tambours à levier conjugués, c'est-à-dire deux capsules métalliques, ayant Tune de leurs faces formée par une membrane de caoutchouc tendue comme la peau d'un tambour. Deux leviers, L et L', articulés par une de leurs extrémités à un axe autour duquel ils peuvent osciller verticalement, sont reliés, chacun, à un disque collé sur la membrane d'un tambour. Les deux capsules communiquent entre elles par un long tube de caoutchouc. Il est clair que si Ton fait mouvoir le levier L, les enfoncements et les soulèvements alternatifs que subira la membrane de son tambour comprimeront et raréfieront tour à tour Fair qui y est contenu ; or, comme ce tambour communique avec l'autre au moyen du tube, les mouvements imprimés au levier L seront répétés par le levier L'. Toutefois, cette répétition du mouvement se fera en sens inverse : de telle sorte, que l'abaissement 'du premier levier produira une élévation du second, et réciproquement.

Si le mouvement à étudier est communiqué au levier L, celui-ci s'appellera Vexplorateur» L' sera le récepteur y chargé d'inscrire les phases du mouvement; son extrémité, munie d'une pointe, tracera les indications sur un cylindre noirci à la fumée et tournant d'un mouvement uniforme connu.

Pour communiquer au levier L le mouvement d'un point, on n'a qu'à relier ce point au levier du tambour explorateur au moyen d'un iÛ^ tandis qu'un ressort de rappel tire sur le levier en sens inverse. C'est la disposi-

DETEBMISATION GRAPilIOL'E DES MOUVEMENTS DE L'AILE.

La ligure ."0 est la courbe des oscillations verticnlcs de l'aile il'iiii l'igeoii; elle se lit comme l'écriture ordiuaire et montre : d'abord uae pliase ascendante de l'aile, BH, puis une phase des- ■ette courbe, à ses inflexions

cendante. La forme arrondie de t

Iextrf'mes. montre que le mouvement de Taile est ralenti chaque fois qu'il change de direction. Enlin, sur cette courbe comme sûr celles (ju'ont données les diffi^renles espaces d'oiseaux, la phase ascendante du conp d'aile a une durée nn peu moindre que la (dmse descendiinte.

!i 73. Transmission et Inscription pantographiques d'un mouvement quelconque ayant lieu dans un plan. — Tout mouvement qui se passe dans un plan peut ftre considéré i engendré par deux mouvements de va-et-vienl perpendiculaires tîo les

, inscrire les oscilialiona atlernalives des ailes de différen-

les espèces d'oiseaux.

Voici les détails de celle transmission. Soit (lig. 411], une boule de métatqui oscille entre les positions A et B, et dont on veuille inscrire les mou-

ivements. Ln fil de soie relie celte bouleau le^erL; celui-ci, à sou lour, est relié à une potence fixe, par une bandelette de caoutchouc K. Quand la boule pa&sera de B en A, elle tirera le levier et allongera la bondelelle de caoutchouc ; quand la boule repassera de A en B, la bandelette élustique ramènera le levier à sa position première et le fil restera toujours tendu. Pendant que les raouvemenls de la boule feront osciller le levier explorateur !.. le levier récepteur L' oscillera suivant lea mêmes phases, mais en wnsï nns,

iB inverse.

ÏS, il suffira

I veut que les oscillations des deux leviers soient de même r l'un des tambours, le récepteur par exemple.

entre eux. C'est ce principe de cinématique qui sert de base à la méthode de Lissajous, c'est-à-dire à la formation de figures géométriques au moyen de vibrations de diapasons rectangulairement combinées. C'est également sur ce principe qu'est fondée la construction de l'appareil qui m'a servi à inscrire les mouvements de l'aile autour de l'articulation de Tépaule.

L'appareil est représenté dans la figure 51 : c'est une sorte de pantographe ^ qui, au moyen de tubes à air, transmet à un leviei* inscriptetir les m'ouvements de sens divers qu'on imprime à un levier manipulateur.

Ainsi, en imprimant au premier levier, comme on le ferait à

1. Sur deux supports verticaux solidement enfoncés dans des pieds de fonte sont fixés deux leviers horizontaux qui devront, f<ràce aux moyens de transmission que nous allons décrire, exécuter tous deux les mêmes mouvements. Chacun de ces leviers est monté sur un joint de Cardan, c'està-dire sur une double articulation qui lui permet de se mouvoir dans tous les sens : ainsi, chaque levier peut être porté en haut, eu bas, à droite, à gauche, et décrire par sa pointe la base d'un cône dont le Cardan sera le sommet; enfin, il exécutera tous les mouvements qu'il plaira à Texpérimentaleur de lui imprimer. Pour transmettre les mouvements d'un levier à l'autre, on se servira du procédé que le lecteur connaît déjà, c'est-à-dire des tambours et des tubes à air.

Le levier, qui dans la figure 51 se voit à gauche, est relié, par une tige métallique verticale, à la membrane d'un tambour placé au-dessous de lui. Dans les mouvements verticaux du levier, la membrane de ce tambour, tour à tour abaissée ou soulevée, produira une soufflerie qui actionnera le levier de droite par un deuxième tambour situé au-dessus de ce levier.

Grâce à sa position renversée, le tambour 1', qui agit sur le levier inscripteur, lui communique des mouvements de même sens que ceux qu'exécute le levier du tambour 1.

Supposons, en effet, qu'on abaisse le levier manipulateur, cela produit l'enfoncement de la membrane du tambour 1 ; il s'ensuit une soufflerie qui gonfle la membrane du tambour 1' et par conséquent abaisse le levier inscripteur. Inversement, l'élévation du levier manipulateur produit une aspiration d'air qui élève la membrane et le levier récepteurs.

La même disposition préside à la transmission du mouvement dans le plan horizontal: on place, à droite de l'un des leviers et à gauche de l'autre, les tambours conjugués 2 et 2', en disposant verticalement le plan de leurs membranes. Les mouvements de latéralité se transmettent de même que les mouvements verticaux au moven de tubes à air.

Page 1