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Dubuat, Principes d'hydraulique, 3" partie

Quand celte uniformité est établie, c'est que la résistance est constamment égale à la force motrice. Tel est le principe de la méthode de Newton.

Dans les expériences qu'il fit avec Désaguiliers, dans la cathédrale de Saint-Paul, Newton se servit de globes de verre, de 5 pouces de diamètre, qu'on laissait tomber verticalement et dont la vitesse finale était de 4 mètres environ par seconde.

Une série de globes, de dimensions égales, furent chargés de poids graduellement croissants suivant les rapports 1 , 4, 9, 16, etc. Ces globes, en tombant sous ces charges croissantes, prenaient un mouvement accéléré d'abord, mais que la résistance de l'air rendait uniforme au bout d'un certain temps. Dans leur phase d'uniformité, les vitesses de chutes étaient plus grandes pour les sphères les plus lourdes; elles croissaient sensiblement dans le rapport des nombres 1,2, 3, 4. Les poids de ces sphères, c'està-dire les forces motrices qui les faisaient tomber, variaient donc proportionnellement aux carrés des vitesses obtenues, et comme les résistances étaient égales à ces poids, elles étaient aussi proportionnelles au carré des vitesses.

A l'époque de Newton, les moyens d'estimer la vitesse des corps en mouvement étaient assez imparfaits ; cette méthode ne pouvait donc donner que des résultats approximatifs*.

Pour obtenir des mesures plus précises, Robins, Hutton, Borda, Thibault, mesurèrent la résistance qu'éprouvent dans l'air des corps animés d'un mouvement rotatif. Ils faisaient tourner, sous l'action de poids connus, des moulinets munis de palettes plus

i. Si, par exemple, pour estimer la vitesse de chute des corps on se servait de la photochronof^raphie, on devrait opérer devant un champ noir portant des divisions métriques et des subdivisions. Devant ce champ, on feraittomber une des sphères de Newton, lestée d'un poids tel que l'ensemble du système pesât 100 grammes et on prendrait une première série d'images de la chute de cette sphère. La sphère serait ensuite lestée pour porter son poids à 400 grammes, et on opérerait comme ci-dessus. On donnerait enfin à la sphère des poids de 900 gr., de 1 ,600 gr., etc. Dans les images obtenues, on comparerait les vitesses au moment où le mouvement aurait atteint l'uniformité, et l'on devrait trouver entre ces vitesses les relations 1, 2, 3,4.

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