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CHAPITRE XVII

La remontée de Taile est tantôt active et tantôt passive. — Remontée active de Faile, au moment de Tessor; rotation des rémiges. — Remontée passive de Faile, quand Toiseau a de la vitesse. — Composante horizontale de Pair contre Taile remontante. — Rapport de la résistance horizontale à la poussée verticale, sur l'aile remontante. — Pendant sa remontée, Faile doit avoir des inclinaisons différentes, suivant la vitesse de Toiseau. — L'aile remontante ne presse pas Tair par sa face supérieure. — La poussée verticale que Tair exerce sous l'aile de Toiseau semble régler la fréquence des coups d'aile.

§ 162. La remontée de Taile est tantôt active et tantôt passive. — La remontée de Taile peut se faire de deux façons : soit par Taction du muscle spécial que Ton connaît déjà (§ 40), soit par l'action du vent qui frappe obliquement la face inférieure de Taile, et la soulève par le mécanisme du cerf-volant.

Ce second genre de remontée de Taile exige qu'un vent, absolu ou relatif, souffle en face de l'oiseau ; si l'air est calme, et si l'aiseau n'a pas encore acquis de vitesse, c'est l'action musculaire seule qui produit la remontée de l'aile.

Ainsi, quand du fond d'un taillis, un Faisan ou une Bécasse s'envole et monte verticalement jusqu'à la cime des arbres; quand un Pigeon s'élevant du pied d'une maison va se poser sur le bord du toit, l'aile de ces oiseaux est active dans la montée comme dans la descente, ses muscles antagonistes sont dans un travail incessant.

Mais si une Mouette vole contre le vent, son aile, en remontant, est vigoureusement soulevée par l'air qui agit sur sa face inférieure. Le grand pectoral doit même résister à cette force soulevante, pour en ralentir l'effet.

II ne semble pas que ces deux mécanismes distincts puissent concourir à la remontée de Taile ; il est plutôt probable que, suivant le cas, la remontée de Taile est active^ c'est-à-dire produite par Faction musculaire, ou passive^ c'est-à-dire produite par Faction de l'air.

§ 163. Remontée active de Taile, au moment de Fessor ; rotation des rémiges. — On a vu § 40 comment le tendon du pectoral moyen, après avoir contourné l'articulation de l'épaule et la tète de l'humérus, se fixe à cet os. L'action de ce muscle est d'élever Faile; on voit très bien sur l'oiseau mort comment en tirant le tendon du pectoral moyen, cette traction se réfléchit sur l'articulation de l'épaule, comme sur une poulie, et soulève l'aile de l'oiseau. On constate même que, dans ce soulèvement, l'aile se meut obliquement. Mais l'action de l'élévateur est certainement très faible, en raison du petit volume* de ce muscle comparé à celui de Tabaisseur. L'élévateur de l'aile ne saurait donc produire un travail important; bien loin de pouvoir utilement

1. Légal et Reichel désignent sous le nom de subclaviuSy sous-clavier, le muscle que les anatomistes français appellent pectoral-moyen avec Vicd'Azyr, ou sous-épineux avec Alix. Ces désignations diverses montrent que Tanatomie comparée n'est pas fixée sur les caractères homologiques de l'élévateur de l'aile.

Le rapport du poids du muscle élévateur de l'aile à celui de son abaisseur change beaucoup suivant les espèces.

Voici, d'après Légal et Reichel, le rapport des poids de ces muscles, chez quelques oiseaux :

B. Poids A. Poids p B

de l'abaisseur. de lélévateur. »^»PPO" J

Moineau S^^OO 0»%32 9,37

Étourneau 6 ,90 ,83 8,31

Pigeon 30 ,00 5 ,50 3,45

Perdrix 38 ,00 12 ,70 3,00

m Pie 12,75 1 ,05 12,00

Il Corneille 38 ,10 2 ,62 14,12

Canard 59 ,35 7 ,54 7,87

Mouette 23 ,40 2 ,20 10,63

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