‹ Physiologie du parterre, types du spectateurChapitre 15 sur 20 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Du moucboir , du lorgnon , de l'éveutaiL Aphorismes.

La spectatrice qui rit laisse voir soa sourire.

La spectatrice qui pleure déploie son mouclioir.

Celle qui croit devoir rougir joue de l'éventail.

La curieuse , enfin, s'arme de son lorgnon.

La première a d'ordinaire de belles dents ;

La seconde, un mouchoir d'une entière blancheur.

La troisième brille par son talent à manier l'éventail.

La quatrième, enfin, celle qui regarde, sait qu'on la regardera.

La spectatrice qui feint de regarder a gauche regarde réellement à droite.

Il en est de même de celle qui écoute.

Charmante hypocrisie , dont personne ne songe à se plaindre I Les voisins de gauche y gagnent , et ceux de droite n'y perdent pas : tout le monde y trouve donc son compte.

J'ai dit tout le monde.

Hélas î si je m'étais trompé.

Jetez les yeux sur cette loge élégante ; trois personnes l'occupent ;

Deux hommes , une jeune femme.

Des deux hommes , l'un est le mari.

L'autre , je vous laisse à deviner le vrai nom qui lui appartient.

Tous deux parlent à la jeune femme.

Et tous deux elle les écoute.

Voilà ce qui s'appelle entendre des deux oreilles. Toutes les jolies femmes ont ce talent-là.

— lU — Si vous me demandez de ces deux messieurs lequel est celui qui est le mieux écouté^ je vous répondrai -.Devinez encore î

Se la loge grillée.

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