MEDITATION EX ABRUPTO
Oh ! laissez-moi pleurer, puisque pour moi la vie Ne s'offre déjà plus que comme un souvenir; Et qu'a peine à vingt ans ma pauvre âme flétrie Ne peut plus contempler son étoile"chérie A l'horizon de l'avenir, etc. etc. etc ...
Mi de Lamartine a reçu, à litre d'hommages, plus de dix mille pièces de vers dans ce style. — El quand on songe que c'est à lui que Ton doit cette nuée de poêles pleurards et ennuyeux , on ne le trouve pas assez puni de ces hommages multipliés; — on les voudrait plus nombreux encore; — d» reste, c'est Mme de Lamartine qui décacheté tous ces envois poétiques, lesquels sont immédiatement livrés aux flammes sans être lus; — ce qui n'empêche pas (|ue Mme de Lamartine ne soit encore la femme la plus occupée de France.
Le puëke La mu r tin le n se iroiive moins à Puris qu'en province , où il fait la gloire du son arrondlssemenl en Jnondanl Je ses proiltictions le journal du clief-licu. — Chaque ville de France a- un aligueur de sirophes qui pleure au moins une Fois par semaine dans un fi^uilleion lyrique eiGlandrcux-
Le collégien de din-sept ans qui ressent an fond de son Ame le vague et riiiccriiin<le des premières années, a aussi une tendance Lamarlinienne ircs-prononcée jus<|u'au jour où il a été hcKreux. — A partir de ce jour, il se moque des fieun de l'àme, et apprend à ci