‹ Physiologie du poëteChapitre 25 sur 31 · HO · texte numérisé non relu

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vés les chemins de fer, les Charles, les révolutions et la réaction catholique. Alors les airs rébarbatifs, les grandes barbes et les cheveux mérovingiens. Adieu la joie, adieu la gaieté, adieu la chanson , adieu tout ce qui constituait celte vieille France si folle, si pimpante, si spirituelle, si joyeuse, et quelque peu libertine!... Nous nous sommes faits sérieux, blasés, ennuyés, dégoùlés ; nous avons hurlé à des drames féroces, applaudi à l’horrible; nous avons fait des orgies échevelées avec des femmes de trente ans, et nous avons attrapé des gastrites.

Le dernier de ces chansonniers qui vient de mourir ces jours-ci, Aude, Fauteur des Cadcls- Houssels , avait une singulière manière de mesurer le carré des distances. Du café des Variétés à la Bastille, disait-il un soir, il y a dix petits verres et trois cigares. Pour lui, le petit verre remplaçait le kilomètre avec avantage.

La chanson a donc été engloutie dans le grand naufrage de la vieille gaieté française. Le Chansonnier, qu’on n’invitait plus à dîner nulle part, est mort de faim dans une mansarde en tâchant de jeter, comme les Gracqucs, de la poussière au ciel. Mais, hélas! celte poussière

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n'a pas été féconde; et nous nous obstinons à croire que le Chansonnier est mort, bien mort, très-mort, à moins qu’on ne désigne sous ce nom les auteurs des rapsodies populaires qui courent les .rues* accompagnées par les orgues de Barbarie.

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