N PILEZ
Bien; venez, enfant, qu’on vous embrasse nina , bas.
Où donc est don Meiiriqtie? (haut.) Ah! monseigneur,
de grâce...
Permettez, je ne puis... [bas.) Quel horrible barbon ! Jamais, je ne pourrai l’embrasser pour de bon.
(Don Pelez veut l'embrasser. Ain a se défend et le mord.)
DON PELEZ, furieux.
Tu me mords, lu me mords; après cette morsure , Tu ne peux plus compter que sur une mort sûre. Me mordre, moi, Pelez, ah ! malédiction !
Enfer ! dérision ! mort et damnation!
NINA
Monseigneur, faut-il donc qu’en ces lieux je m’immole?
DON PELEZ
Allons, dépêchons-nous, sinon je vous viole... nina , bas.
Une idée ! (haut.) Un instant, écoute, monseigneur, Je t’aimes, lu le sais. — Mais toi, sur ton honneur. M’aimes-tu ? Pour prouver ton amour sans partage, Il faut que sur-le-champ tu boives ce breuvage. C’est un philtre amoureux.
DON PELEZ
Qu’il soit par toi versé, Je le bois, (il boit.) Sacrebleu, c’est amer.
NINA
Enfoncé !
Il a bu du poison. — Où diable est don Menrique ?
( Don Pelez tombe mort.
Il ne viendra donc pas?
( Parait Rusticoli.) ItUSTICOLI.
Encore une pratique!
Ça fait deux en un jour. — Voyons si celui-la A beaucoup de ducats dans sa poche. — En voila Quarante, ça fait vingt de plus que don Menrique.
NINA
Que dis-tu? don Menrique est donc mort ?
KUSTICOLI.
Ça s’explique.
Don Pelez l’a tué.
dona nina , pleurant.
Que vais-je devenir ?
Don Menrique n’est plus, quel affreux avenir !
KUSTICOLI.
Cette enfant a du bon , elle me fendrait l’âme Si j’en avais. Parbleu, j’ai besoin d’une femme, à Nina :
Senora , permettez que le Rusticoli
Vous offre avec sa main son souper et son lit.
(. Exeunt )
Fin.
Après le drame, l’ode; après l’action, le chant. On verra, parle morceau qui suit, et dont nous garantissons l’authenticité, que l’inspiration ne fait pas plus défaut au poète Olympien dans les œuvres lyriques, que dans les compositions dramatiques.
Voici du lyrisme, et du plus échevelé.