‹ Physiologie du système nerveux [microform]Chapitre 24 sur 197 · DE LA PROTUBÉRANCE ET DES PÉDONCOLES CÉRÉBRAUX · texte numérisé non relu

DE LA PROTUBÉRANCE ET DES PÉDONCOLES CÉRÉBRAUX

longements détermine de la part de ranimai un mouvement de rotation sur lui-même, et commençant du côté lésé pour se continuer vers le côté opposé. Ce phénomène ne constitue pas une propriété physiologique particulière; il dévoile un des actes complexes au moyen desquels le système nerveux exécute ses fonctions ; mais la propriété de la fibre nerveuse reste toujours la même.

Considérée comme -centre nerveux, c'est-à-dire pouvant par elle-même et par l'activité spontanée des fibres et des cellules provoquer des mouvements, la protubérance a une importance très-grande. Longet a placé dans cet organe le principe incitateur des mouvements de locomotion, et aussi le sensorium commune. Nous ne contestons pas la valeur des expériences sur lesquelles réminent physiologiste a établi sa manière de voir, mais nous leur donnons une interprétation bien différente.

Nous admettons bien que, par sa situation au sommet de Taxe spinal et par ses relations avec le cervelet, la protubérance puisse exercer une influence très- grande sur les mouvements et sur leur coordination; mais, de là à dire qu'elle renferme un principe coordinateur^ il y a bien loin. Ce mot de principe équivaut pour nous à une inconnue. Ne connaissant pas le mécanisme des actions nerveuses ou, en d'autres termes, la véritable fonction de cette région, on a remplacé cette inconnue par un mot. Nous ne devons pas nous en contenter.

Quant à la localisation de la sensibilité dans cet organe, elle ne nous paraît pas mieux démontrée.

Pédoncules cérébraux. — Comme nous Tavons vu (p. 93), la région des pédoncules cérébraux comprend : 1" les tubercules quadrijumeaux ; 2* les rubans de Reil ; 3* le locus niger de Vicqd'Azyr ; 4* les pyramides pédonculaires ; 5° les pédoncules supérieurs du cervelet et l'aqueduc de Sylvius.

Nous examinerons isolément les propriétés physiologiques de ces différentes parties, à l'exception toutefois des pédoncules supérieurs du cervelet, que nous retrouverons un peu plus loin.

I"" Tubercules quadrijumeaux. — Les rapports qui existent entre les racines des nerfs optiques d'un côté, entre ces dernières et les tubercules quadrijumeaux de l'autre, font pressentir déjà l'influence que ces tubercules exercent sur la vision. 11 suffit en

efTet d'enlever les tubercules quadrijumeaux à un animal pour déterminer chez lui une cécité complète.

Si on enlève les tubercules d*un côté seulement, la cécité ne se montre que dans le côté opposé, de sorte que Ton peut conclure que l'action des tubercules est croisée.

Les tubercules quadrijumeaux jouent vis-à-vis de la vision le même rôle que nous avons attribué à la substance grise de la moelle dans ses rapports avec la sensibilité et le mouvement. En effet, après avoir enlevé les hémisphères cérébraux à un animal, on remarque qu'il se comporte comme s'il était aveugle : il se heurte contre tous les obstacles ; mais, si on approche une lumière de ses yeux, l'iris se contracte et il y a môme clignement des paupières. Ce phénomène est purement réflexe ; l'animal n'a pas conscience de la sensation lumineuse, puisqu'il est privé de ses lobes; mais le nerf de la vision ayant été impressionné, cette impression est transmise à la substance grise des tubercules, qui à leur tour provoquent le mouvement physiologique dans les nerfs moteurs de l'iris et des paupières.

Ces faits analogiques justifient la place que nous avons assignée dans notre description aux tubercules quadrijumeaux, en les considérant avec Plourens comme le bouton terminal de la moelle.

2» Rubans de Reil. — Ces rubans sent la continuation du faisceau intermédiaire du bulbe, augmenté des expansions qui lui sont fournies par le ganglion de Glaser et le ganglion acoustique. Bien que l'expérimentation physiologique n'ait pas encore parlé à leur sujet, il est permis de présumer avec M. Luys que ces rubans transmettent le mouvement impressionneur aux couches optiques.

3» Locus niger de Vicq d'Azyr. — Cet amas de substance grise peut être assimilé à la substance grise du segment antérieur de la moelle, soit h cause de sa composition histologique qui est la môme, soit à cause des rapports qu'elle affecte, d'un côté avec la substance gélatineuse (tubercules quadrijumeaux), de l'autre avec les fibres des racines antérieures (pyramides pédonculaires — nerfs moteurs oculaires communs).

4» Pyramides pédonculaires. — Les pyramides pédonculaires sont douées d'excitabilité, et le mouvement qui succède à leur

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