‹ Physiologie du système nerveux [microform]Chapitre 25 sur 197 · DU CERVELET · texte numérisé non relu

DU CERVELET

excitation prouve qu'elles sont en rapport avec les phénomènes de motilité ; il est donc permis de conclure que la propriété physiologique de leurs fibres consiste à recevoir et à transmettre le mouvement qui provoque la contraction musculaire.

En considérant dans leur ensemble les différentes parties des pédoncules cérébraux, nous sommes amené à reconnaître dans cette région une structure et des propriétés physiologiques ana'logues à celles de la moelle. Gomme dans cette dernière, nous trouvons des racines impressionneuses et motrices (nerf optique, nerf moteur oculaire commun), de la substance grise gélatineuse en communication avec des nerfs impressionneurs (tubercules quadrijumeaux), un amas de substance grise antérieure (locus niger), et enfin des cordons antérieurs (pyramides pédonculaires). L'expérimentation physiologique démontre d'ailleurs que les éléments qui composent ces différentes parties jouissent ici des mêmes propriétés que nous leur avons reconnues dans la moelle, et que le mécanisme de leur mise en activité est aussi le môme. Considérée comme conductrice des impressions et des incitations au mouvement, la région pédonculaire a naturellement une importance très-grande, puisqu'elle renferme la plupart des fibres qui,de la moelle, du bulbe, de la protubérance se dirigent vers le cerveau. En divisant ces pédoncules, on détermine la perte complète du mouvement dans les parties situées du côté opposé de la lésion ;8i la division est incomplète, on provoque des mouvements de manège semblables à ceux que nous avons mentionnés à propos de la lésion des pédoncules du cervelet.

Considérée comme centre d'action, la région des pédoncules est le siège d'un grand nombre de mouvements réflexes ; un des plus importants est celui que nous avons mentionné tout à l'heure et qui se rattache aux phénomènes de la vision.

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