‹ Physiologie du système nerveux [microform]Chapitre 33 sur 197 · DU NOYAU DE L'ENGÉPHALK · texte numérisé non relu

DU NOYAU DE L'ENGÉPHALK

naîté avec les fibres nerveuses, et avec les prolongements homologues des ecllales voisines.

La substance blanclie des couches optiques est formée par la convergence des Gbres de tout le système cérébro-spinal. On ignore le mode, le groupement des éléments fibrillaires, et tout ce que Ton peut dire sur ce sujet, c'est que, après leur pénétration dans les couches optiques, les fibres blanches deviennent rapidement grisâtres à cause de leur amincissement pro(;resstf. et qu'elles s'anastomosent entre elles et avec les prolongements des cellules. Ces divers éléments réunis forment uu lacis plexiforme qui constitue les centres des couches optiques.

M. Luys assimile ces centres à de véritables intumescences ganglionnaires, recevant d'un côté ses fibres afiërentes, représentées ici par les fibres qui s*élèvent vers Tencéphale, et émettant des fibres cfférentes qui constituent, en grande partie, le noyau blanc de Tencéphale. Cette manière de voir nous parait judicieuse, et nous allons mentionner, d'après elle, les fibres qui appartiennent à chacun des centres dt^s couches optiques.

Les fibres afférentes du centre antérieur sont fournies par le tcsnia semi'circularisy provenant lui-même du ganglion olfactif.

Les fibres efférentes sont représentées par deux faisceaux distincts qui vont se mettre en rapport, Tun avec les tubercules mamillaires et l'autre avec la glande pinéale.

Le centre moyen ou centre optique, situé en arrière du précédent, reçoit des fibres qui proviennent des corps genouillés et des tubercules quadrijumeaux. Les fibres efférentes se dirigent vers les régions antérieures et externes de la périphérie cérébrale.

Le centre médian situé profondément, en arrière du précédent et au niveau de la commissure postérieure, parait recevoir les fibres des faisceaux latéraux et celles du ruban de Reil (de là le nom de centre sensitif que M. Luys lui a donné). Quant aux fibres efférentes, elles se dirigent vers les circonvolutions de toute la périphérie.

Le centre postérieur, appelé aussi centre acoustique, est placé en avant des tubercules quadrijumeaux. D'après M. Luys, ce centre reçoit, comme fibres afférentes, les fibres acoustiques ; quant aux fibres efférentes, elles se dirigent vers les parties antérieures et postérieures du cerveau.

Corne d*Ammon. — Corps frangé, — Corps godronné, — La corne d^Ammon, le corps frangé, le corps godronné font partie d'un seul et même organe ; ils représentent dans leur ensemble les éléments d'une circonvolation dédoublée et renversée de dehors en dedans, de façon que la substance grise soit enveloppée au lieu d'être enveloppante; c^est la circon* voluUon de l'hippocampe,

La substance grise de cette circonvolution étant contournée sur ellemême, les fibrilles blanches qui s'en détachent présentent une dispsiotion en spirale, et par leur juxtaposition forment une bandelette (corps frangé) qui devient l'origine des piliers antérieurs du trigone. Nous avons vu que ces piliers vont aboutir aux tubercules mamillaires après avoir fourni les

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tractiid blaûchâlres qui constituent les pédoncules antérieurs ducoiiar/tim, et que dans ces deux amas de substance grise ils se trouvent en rapport ayec les fibres émanées des centres antérieurs de la couche optiqUe.

Quant à la substance grise du corps godronné, elle se continue avec une série de fibres blanches qui contournent de bas en haut et d'avant en arrière la partie postérieure du corps calleux ; elles constituent les tractus de Lancisi, qui vont se perdre datis la substance grise de la partie inférieure de la cloison.

Ergot de Morand, — ^.L'ergot de Morand, est comme Thippocampe, une circonvolution retournée. On s'assure en efTet, par une coupe perpendiculaire^ qu'il présente une couche blanche à sa surface ventriculaire, et plus profondément, un noyau gris ; la substance blanche et le noyau gris se continuent avec les parties homologues des circonvolutions voisines.

Si, après avoir analysé le noyau cérébral dans toutes ses parties, nous le considérons dans un coup d'œil d'ensemble, nous sommes obligés de reconnaître que dans sa constitution fondamentale il est analogue aux autres régions du système nerveux. Il présente comme elles des cavités centrales entourées de substance grise, et des amas de substance grise reliés entre eux par des fibres blanches. L'intrication excessive des éléments qui composent ce noyau rend sa description difficile ; il est presque impossible d'établir les vrais rapports des fibres et des cellules ; il n'est guère plus facile d'indiquer le mode de groupement des divers faisceaux et de remonter à leur véritable origine. Cependant, si le scalpel s'égare quelquefois dans la recherche des détails, l'esprit, guidé par une analogie rationnelle, surmonte ces difficultés, et en considérant les faits dans leur ensemble^ il arrive à cette notion générale et vraie : que le noyau cérébral est un centre, composé en partie d'éléments qui lui sont propres (centre des couches optiques et des corps striés), et en partie d'autres éléments qui lui arrivent de toutes les parties du système nerveux cérébro-spinal.

Physiologie. — Gomme nous Tavons exprimé en exposant Tanatomie de cette région, le noyau de l'encéphale est le point de convergence où viennent aboutir là plupart des fibres du système cérébro-spinal. Ces conditions anatomiques font déjà pressentir l'importance de son rôle physiologique. Malheureusement ce rôle n'a pas encore été bien défini. Et d'abord nous sommes obligés de passer sous silence certaines parties dont les fonctions nous sont complètement inconnues : cavités cérébrales, tuber cinereum, glande pinéale, corps mamillaîres, tiges et corps pituitaires. C'est Jà peine si l'on sait quelque chose d'à peu près positif touchant les fonctions des couches optiques et des corps striés.

{"* Couches optiques. — Le nom de couches optiques repose

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