CONCLUSIONS
En jetant un coupd'œil général sur tout ce que nous venons de dire touchant le phénomène impression, dans sas conditions les plus diverses, nous pouvons en retirer quelques notions précises que nous résumerons dans les propositions suivantes :
L'impression en général est un phénomène qui résulte de l'action d'un corps quelconque sur les tissus vivants.
Il y a des impressions de la vie organique et des impressions de la vie fonctionnelle de nutrition, de reproducticm et de relation : les premières sont tout à fait inconscientes et se traduisant A nous par l'action nécessaire des éléments organiques les uns sur les autres; ici l'agent impressionnant est toujours U fluide sanguin. Les secondes ne sont pas conscientes dans l'état normal, mais elles le deviennent dans les cas de troubles organiques ou fonctionnels ; l'agent impressionnant qui les provoque est très-variable dans sa nature : il peut être extérieur (l'aliment, l'air) ou intérieur (le sang, les sécrétions diverses, les troubles organiques); mais
dans tous les cas il aigiinécessairemeni et préalablement sur les fibres nerveuses impressionneuses.
Les impressions de la vie de relation se distinguent des précédentes en ce qu'elles sont toujours conscientes, qu'elles ne peuvent être provoquées que par un agent bien déterminé et qu'elles nous donnent la notion plus ou moins complète de cet agent : nous pouvons réveiller les fonctions digestives par un corps quelconque, par un caillou par exemple, mais nous ne saurions réveiller une sensation de lumière par un corps plongé dans l'obscurité, par une odeur, par une saveur.
Si les impressions organiques fonctionnelles de nutrition et de relation se distinguent essentiellement entre elles, un môme caractère les unit, et c'est dans ce caractère que se trouvent les conditions de l'impression. Toute impression en effet consiste dans Y excitation d*un mouvement organique par un autre mouvement:
Dans les impressions de la vie organique, c'est le contact du sang avec les cellules qui excite l'activité propre de ces dernières ; le résultat de ce contact est un mouvement chimique, puisqu'il s'accompagne de la transformation du plasma en tissu ;
Dans les impressions de la vie fonctionnelle, le mouvement excitateur et le résultat de son excitation appartiennent indistinctement aux mouvements de la physique et de la chimie : dans la respiration, c'est un mouvement chimique ; dans la circulation, c'est un mouvement physico-physiologique (action spéciale du sang sur les filets nerveux du cœur) ; dans la sécrétion du foie, c'est un mouvement chimique qui provoque un autre mouvement chimique ;
Dans les impressions de la vie de relation, c'est un mouvement spécial pour chaque sens qui réveille dans les nerfs le mouvement physiologique qui leur est propre.
Il résulte de ce qui précède que le mouvement est la condition indispensable et le caractère commun à toutes les impressions. Que devient ce mouvement? C'est ce que nous allons étudier dans le chapitre suivant.
TBANSMISSION DES IMPRESSIONS. 829