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Dans la première expérience , la tension étant quadruplée , le son monta successivement de plus d'une quarte , et ensuite de moins d'une quarte ; dans la seconde , il monta uniformément de plus d'une quarte ; dans la troisième , il monta d'une
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quarte, de plus et moins d'une quarte , enfin d'une quinte ; dans la quatrième, il monta d'abord environ d'une quarte, puis de plus d'une quarte, d'une quinte, et enfin de plus d'une quinte. Dans la seconde expérience , les tensions pour ut^ et M^^, étaient : 1 : 13, et la proportion serait à peu près la même dans la première , si Ton cherchait par interpolation l'octave qui y manque. La proportion des octaves est de 1 à 13,9 dans la troisième , de 1 à 14,3 dans la quatrième.
Dans la série actuelle d'expériences, le défaut de proportion dans l'ascension des sons par l'accroissement de la tension a été plus évitée que précédemment; néanmoins elle n'a pas disparu tout-à-fait , car une tension plus forte avait , quant à l'ascension , un résultat proportionnellement un peu plus grand qu'une tension plusf.iible. Je crois qu'on est en droit d'attribuer ces diiFérences à l'inégale tension que l'accroissement du souffle imprime aux fibres diverses des cordes vocales, dont l'étendue est considérable, tant en largeur qu'en hauteur. Quiconque connaît la structure de l'organe aperçoit qu'il y a impossibilité absolue de donner, du moins par une traction horizontale, une tension parfaitement égale à toutes ses fibres. Cependant , il ressort de ce qui précède que , terme moyen , lorsque la tension des cordes vocales devient quadruple , le son s'élève d'une quarte à une quinte , que l'élévation est d'une quarte et de moins d'une quinte par une tension faible, et de plus d'une quarte , d'une quinte et de plus d'une quinte par une tension plus forte , enfin qu'une élévation d'une octave , dans la partie moyenne de l'échelle , exige que la tension soit accrue treize à quatorze fois , ou un p»u moins, ou plus.
Il va sans dire qu'on ne doit prendre ce résultat que pour une simple approximation. En multipliant et variant davantage les expériences, on en obtiendrait probablement d'autres, dont les uns resteraient au dessous des rapports numériques énoncés , et les autres les dépasseraient plus ou moins , de
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manière qu'on se rapprocherait des termes de la série précédemment donnée, où le maximum était de 1 à 16 et le minimum de 1 à 7 pour les octaves. Cette même série nous apprend qu'il faudrait également s'attendre à des variations pour les quartes et les quintes , car h progression de i à 4 tomba d'abord au voisinage des quartçs, et finalement bien au dessus des quinte? , même au-delà des sixtes.
Nous pouvons maintenant comparer ensemble l'effet de la pression de l'air et celui de la tension directe. J'ai fait voir précédemment qu'il faut que la pression de l'air devienne cinq à huit fois plus forte , à égale tension dea cordes vocales, pour élever un son à son octave , et qu'elle doit devenir à peu près double ou tripte pour porter le son fondamental à la quarte et à la quinte.
La conclusion à tirer de là , c'est que , pour que la force de la voix mante jusqu'au forte , la hauteur des sons restant la même, la tension doit diminuer dans une bien plus grande proportion que la pression de l'air ne croît ; que^ quand celle-ci devient cinq à huit fois plus considérable , la tension doit devenir environ treize à quatorze fois moindre ; enfin que, quand la pressiojft de l'air monte au double et jusqu'au triple, ce qui praduirait uae quarte et jusqu'à une quinte , la tension, pour rabaisser le son à la hauteur du son fondamental , doit devenir quatre fois moins considérable, ou plus, ou moins.
Les expériences suivantes , faites directement sur la compensation , me paraissent s'accorder avec ce résultat , quand on prend la moyenne des. variations , qui sont d'ailleurs assez fortes. Par les motifs que j'ai déduits précédemment , il faut éviter les tensions trop fortes et des cordes vocales et de l'au-.
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