EN INTENSITÉ
DÉCROISSANTE
COLONNE d'eau DE
Piano sig, Forte si^
4 lolh.
6 pouces.
Piano w<3 Forte w^3
Piano /a]^, M.
Forte faj^.
Piano si^ Forte ^«8
Piano ut^
ut.
Forte ut.
Piano la^z
Forte /«i$3
Piano ré^
ré,
ré,
Forle re's
Piano ut^^ Forte ut]^,^
CHEZ l'homme et LES ANIMAUX. 1 69
De tout cela il résulte , pour ce qui concerne , dans l'organe vocal humain , la compensation de la pression de l'air et de la tension des ligamens, que quand la première monte de 1 à 2, la seconde doit baisser de 1 à 4 , ou même de 1 à 8. Si la diminution de la tension demeurait dans la proportion de 4 : 1, quand Taccroissement de la pression de l'air est dans celle de 1:2, on pourrait dire que la première est en raison inverse des carrés de la seconde. Mais les expériences ne justifient nullement ces conclusions; car il y eut plusieurs cas Où la tension dut diminuer dans la proportion de 8 : 1, quand la pression de l'air croissait dans celle de 1 : 2 , et d'autres où la diminution de la tension flottait entre 4 : 1 et 8 : 1, lorsque l'accroissement de la pression était de 1 : 2. Nous éviterons donc, pour marcher en toute assurance , de nous exprimer avec trop de précision , et nous nous en tiendrons à un résultat ' approximatif.
J'ai déjà prouvé que l'allongement et le raccourcissement du tube placé au devant et en arrière des ligamens de la glotte, dans le larynx humain , n'exerce pas d'influence sensible sur la hauteur du son , et mes nouvelles expériences sur les sons de poitrine les plus forts le confirment pleinement.
Pour produire la voix de poitrine , dans laquelle la largeur entière des cordes vocales et toutes les parties environnantes vibrent violemment , et pour exclure le fausset , dans lequel les cordes ne vibrent que par leur bord seulement , il faut nécessairement que les ligamens de la glotte éprouvent une compression latérale , que le muscle thyro-aryténoïdien exécute pendant la vie, mais qu'on opère, sur un larynx préparé , à l'aide des branches d'une paire de pinces. La question est de savoir si le degré de cette compression entre aussi en ligne de compte dans la compensation. Dans les expériences simples , une compression latérale légère suffit, pour produire le registre de la voix de poitrine sur le larynx détaché du corps. On emploiera à cet effet les pinces représentées Pi. I,
lya DE EA VOIX ET DES ORGANES
fig. 5, et dont îa^^. 6 marque les position sur l'or^yaoe vocal. Elles peuvent , à l'aide du mécanisme figuré sur la planche , être placées en avant et en arrière , et en haut en bas. S'il doit rester encore assez de chevalet antérieur du larynx pour tendre les cordes vocales par une traction exercée de haut en bas sur le cartila^je thyroïde (Pi. I, fig. 1), on se contente de retrancher la partie supérieure de ce cartilage et les parties molles jusqu'aux ligameus inférieurs de la glotte, ce qui procure la piècePl. l,fiff. 4. Pour pouvoir appliquer commodément les branches des pinces aux ligamens, il est nécessaire de rendre libres le pourtour latéral de ces derniers et le muscle ihyro-aryténoidien qui les couvre ; alors on enfonce les pinces jusqu'à ce que leurs branches touchent les ligamens dans :une étendue de quatre à cinq lignes; au moyen de la vis que ces branches portent, et qui les unit ensemble , on peut rendre la pression plus forte et rétrécir de plus en plus la glotte. Plus les sons de poitrine deviennent élevés , plus la glotte doit être étroite pour qu'ils parlent bien , et plus il faut serrer la vis. La plus grande détente des cordes vocales qu'on puisse obtenir est le résultat de la traction d'un cordon (j-, PI. I, fig. 3 et fig. 6) fixé dans l'angle du cartilage thyroïde, qui traverse une fente du pilier en bois (N) par lequel le larynx est supporté, passe sur une poulie (en y'), et peut être chargé de poids à volonté. Toute tension par devant ayant cessé , ce n'est que par ce mode de détente qu'on obtient les sons de poitrine les plus graves.
Veut- on se servir d'une tension des ligamens produite par une traction s'exerçaut dans la direction de leur longueur et mesurable à l'aide de poids ? il faut naturellement détacher le chevalet antérieur de son point d'appui , et couper le cartilage thyroïde entier, sans offenser la cavité du larynx , jusqu'à rattache antérieure des cordes vocales. On a de celte manière la préparation PI. I, fig. 3. Alors il est plus facile encore d'appliquej[' les branches des pinces.
CHEZ L HOMME ET LES ANIMAUX. I7I
Quand il s'agit d'expériences plus précises sur l'effet que la compression latérale des ligamensde la glotte produit relativement à la voix de poitrine, les pinces représentées Pi. I , fîg, 5 ne suffisent point, car on ne peut mesurer ni le rapproche ment de leurs branches, ni par conséquent la pression qu'elles exercent. On a recours , pour mesurer ce rapprochement , au compresseur PI. I , fig. 7, qui peut être appliqué et mu de la même manière quelles pinces ^5^. 5 sur l'appareil de.la fig, 6.
Les brandies du compresseur passent dans une fente au côté inférieur de la pièce a b ; elles se rapprochent et s'écartent l'une de l'autre à l'aide de la vis cd, tournée en deux directions opposées; en fse trouve l'échelle , divisée en millimètres. Le prolongement e se meut en même temps que la branche 5r, et sert à faciliter la lecture des divisions de l'échelle. Les deux branches g et h ,se meuvent toujours ensemble, et s*écartent ou se rapprochent d'une égale quantité du commencement de l'échelle.
Le compresseur Pi. l, fig. 9 peut être appliqué de la même manière à l'appareil PI. II, fig. 10. Il sert à mesurer la pression des branches par les poids. Les tiges des branches c dsoni mobiles dans une fente de la pièce transversale a b^ et peuvent être fixées à volonté par des vis ; les branches elles-mêmes, c/, sont mobiles à charnières sur les tiges cd : gh sont des cordons qui meuvent les branches Tune par rapport à l'autre , et peuvent être tirés par des poids, comme l'explique l'appareil représenté Pi. II, fig. 10.
Dans les nombreuses expériences que j'ai faites sur la voix de poitrine , tauiôt l'accroissement de la pression des branches a influé sur lu hauteur du son, et tantôt aussi elle n'a exercé aucune influence eu dedans de certaines limites. Ceci prouve que l'élévation du son, quand la tensioa reste la même et que la compression des ligamens devient plus forte , doit diépendre d'une circonstaiice accessoire , et que , quand cette cir^onstanfie cesse d'agir, les variations qu'on peut fair«
subira la compression , sans néanmoins sortir de certaines limites , n'influent point sur la hauteur du son. Un exemple de la première espèce est fourni par l'expérience suivante, dans laquelle la pression sur les ligamens était mesurée par des poids.
TENSION