TUILERIES
La ^stlie de spectacle du pirkiâi des Tcrilerled fnH construite primklvement sous Louis XIY , pour l<i représentation de la Psyché de Molière^ tm lur donna le nom de saUe des Machines. Ce théâitre était abandonné, lorsque le célèbre Servandoni obtint de Louis XV la permission de donner à son
profit des spectacles de simple décoration, pour former des élèves en ce genre. L'Opéra , après le premier incendie de la salle du Palais-Royal , y fut installé, jusqu'à ce qu'on eût reconstruit cette salle. T^s comédiens français y* jouèrent ensuite jusqu'à l'ouverture de la salle de l'Odéon.
En 1 793, la Convention nationale quitta le Ma^^ nége qu'elle occupait pour venir s'installer dans le local qu'on lui avait préparé au palais des Tuileries, précisément dans l'emplacement delà salle despectacle» Le Conseil des anciens y succéda à la Convenu tion, et enfin 9 sous l'empire, ce lieu fui rendu à sa destination primitive, sur les plans de M. Fontaine. Cette salle forme, dans son plan, uii carré ^ sur l'un des côtés duquel vient se rattacher une partie circulaire; un soubassement, régnant alentour, porté une colonnade ionique qui dessine les lignes du plan. Au-'devant de la colonnade^ sur le soubassement, règne un rang de loges découvertes, destinées aux spectateurs les plus distingués. Au fond, la colonnade est isolée, et la loge royale occupe trois eutreocolonnements , en avant desquels se place le siège du monarque* Le parterre noccupe-que le carré du milieu.
Toute l'architecture est peinte en brèche violette 9 nvec moulures rehaussées d'or. Les draperies sont
en vert tendre : on ne peut rien imaginer de plus riche et de meilleur goût. Celte salle peut servir pour les bals et pour les banquets de la cour.