‹ Physiologie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 130 sur 204 · Cité par Hamburger, ibid · texte numérisé non relu

Cité par Hamburger, ibid

Ce qui rend cette hypothèse vraisemblable, c'est que les sels desséchés, puis redissous, n'agissent pas de la même manière que quand ils sont depuis longtemps en dissolution; il y a donc là un phénomène nouveau qui se produit, et qui, tout en étant de nature chimique, relève d'une chimie moléculaire toute spéciale, et encore inconnue.

On a le droit de comparer l'état d'un sel dilué dans une quantité énorme d'eau, à l'état d'un gaz raréfié par le vide dans l'ampoule de Grookes.

Donc, au point de vue théorique, il semble que cette action des doses faibles soit de grande importance, puisqu'elle nous fait entrevoir des phénomènes plus compliqués qu'on ne pourrait d'abord le supposer, une sorte de dissociation de la matière dont nous ne connaissons pas encore la nature.

D'ailleurs, sans faire d'hypothèses, nous croyons avoir prouvé que, même pour une substance aussi peu toxique que le baryum, des doses extrêmement faibles sont encore très efficaces. C'est là un fait d'ordre très général, et le rôle de l'infiniment petit n'est pas moindre pour les substances chimiques que pour les organismes microbiens.

3° Action des métaux. — Périodes d'accélération et de ralentissement.

En continuant sur la fermentation lactique l'étude des doses faibles de substance, avec d'autres métaux que le baryum, à savoir avec le platine, l'argent, le cobalt, le thorium, le lithium, le thallium, le vanadium, l'uranium et le manganèse, j'ai pu déceler une sorte de loi générale pour l'action des doses minuscules.

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