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DES SOLUTIONS MÉTALLIQUES

Dans le mémoire précédent (v. p. 322), où j'avais étudié l'action du chlorure de baryum, j'avais montré que, suivant qu'il est desséché ou en solution, le chlorure de baryum ralentit ou accélère la fermentation; et d'ailleurs j'avais établi le fait sans pouvoir en donner aucune explication.

Je rappellerai le tableau comparatif sui vant donné pour le chlorure de baryum :

Siccitc En solution Si les tubes secs = lut)

(tém. = 100). (tém.^100). les tubes humides =

Mais ces chiffres ne représentent que des moyennes, et l'expérience n'était pas rigoureusement comparative.

Pour que la comparaison fût irréprochable entre les tubes à sel desséché et les tubes à sel dissous, voici comment je procédais.

Je mettais dans 20 tubes, je suppose, dix gouttes de la solution ©G : et dans 20 tubes témoins, 10 gouttes d'eau distillée. Puis 10 des tubes témoins étaient mis au bain de sable, jusqu'àce que la solution fût complètement évaporée, 10 des tubes à ©c étaient traités de même. Gela fait, à chacun des 40 tubes (après stérilisation à 110° à l'autoclave) on ajoutait 50 ce. de lait. La solution était cp8. Alors je considérais les laits avec eau distillée évaporée comme témoins des tubes à solution métallique préalablement évaporée. Et pareillement pour les tubes avec solution métallique non évaporée, les témoins étaient les tubes avec eau distillée non évaporée au préalable.

Nous avions donc deux sortes de témoins : les lémoins

C H ARLES RIO H ET

de siccité et les témoins de non-siccité. Supposons les uns et Jes autres témoins égaux à 100 : voici quels ont été les chiffres d'acidité respectifs.

(Ces expériences n'ont porté que sur le chlorure de platine, (L>bf O' . O8.)

Siccité.

En solution

Acidité des tubes humides.

Si les tubes desséchés = J00.

Mo Y.

Moy.

lit

rs

Moy.

ys

Moy

Par suite de la classification arbitraire des acidités par la hiérarchie des couleurs, il ne faut pas donner grande importauce à la moyenne, mais bien au nombre des cas dans lesquels il y a eu excès des lails métalliques sur les laits témoins.

Or nous voyons que presque toujours les tubes métalliques ont été plus acides (par rapport aux témoins), quand les solutions n'avaient pas été évaporées.

En effet, sur 22 expériences, il y a eu six fois seulement excédent d'acidité des tubes desséchés comparés aux témoins desséchés sur les tubes non desséchés comparés aux témoins non desséchés. Pour la solution ©7, par exemple, le résultat est éclatant. Car, sur 7 expériences, il y a eu six fois excès des tubes non desséchés sur les tubes desséchés.

J'attache d'autant plus d'importance à celte constatation, encore qu'il me soit impossible d'en soupçonner la cause, qu'avec le chlorure de baryum, par des méthodes de constatation un peu différentes, le résultat a été le même. La moyenne des tubes non desséchés a été de 116; c'est-à-dire à très peu près celle de 22 expériences avec le chlorure de platine, qui donne 111 d'acidité pour les tubes humides (avec platine), si les tubes desséchés (avec platine) = 100.

CONCLUSIONS

Les faits exposés ci-dessus ne permettent pas de douter, d'une part qu'une dose de ®9 soit active, et d'autre part qu'après les périodes de ralentissement et d'accélération primaires, il y ait deux périodes de ralentissement et d'accélération secondaires.

Il faut essayer d'interpréter ce dernier phénomène.

Lorsqu'une action quelconque s'exerce sur une fonction physiologique ou sur une fermentation, elle le fait suivant un type qui est constamment le même. Action forte : arrêt. Action moyenne : ralentissement. Action faible : accélération.

Cette loi est générale, et ne s'applique pas seulement aux actions toxiques, mais à toutes les actions mésologiques, quelles qu'elles soient.

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