P. LANG LOIS ET DESBOUIS
nophilie qui peut mettre en erreur, mieux que pour le sang des autres animaux; le lavage à l'alcool, après action de l'éosine, doit être fait avec le plus grand soin. Dans ce cas, on n'observe que de très rares leucocytes éosinophiles
, chez le lapin normal, soumis aux vapeurs de
toluène et de xylène. Chez les animaux soumis au benzène, ce n'est qu'après quinze et vingt jours d'apparition, que Féosinophilie se manifeste, et on peut trouver jusqu'à 5 p. 100 de leucocytes franchement pourvus de granulations roses.
de sodium. — Guidé par le but initial de ces recherches, nous avons cherché par quel procédé on pouvait débarrasser l'air des vapeurs de benzol qui pouvaient s'y trouver, en utilisant non la méthode chimique, mais la méthode physiologique, et notamment la réaction polyglobulique du cobaye. Desgbez et Balthazard avaient antérieurement indiqué l'utilisation possible du bioxyde de sodium comme susceptible d'oxyder la benzine en la transformant en phénol qui serait retenu à l'état de phénate de soude.
Le point délicat dans toutes les questions de purification de l'air est d'assurer le contact entre l'air impur et l'agent purificateur. L'air pris dans la cage était envoyé sous pression dans un pulvérisateur d'où il était projeté chargé de vapeurs d'eau sur le bioxyde. Le débit de notre pompe ne pouvait dépasser 500 litres à l'heure, soit théoriquement une quantité égale à la capacité même de notre cage.
Le brassage était certainement insuffisant dans ces conditions; néanmoins, en ce qui concerne les gaz 0 et GO2, les résultats étaient assez satisfaisants, puisque avec le même nombre d'animaux, cobayes et chiens, au bout de quatre heures on trouvait les chiffres suivants :
Essai de destruction des vapeurs de benzol par le bioxyde
Sans bioxyde.
Avec bioxyde dans la cage.
Oxygène. . . . . . . 17
Acide carbonique. . . 3
ACTION DE LA BENZINE SUR LE SANG
Mais les effets du benzol furent identiques avec ou sans bioxyde. Chez le chien, tremblements, vomissements, etc., peut-être avec un certain retard dans l'apparition des phénomènes ; chez les cobayes et les lapins une magnifique polyglobulie, atteignant, après vingt-huit jours, le type maximum 7 889 000 à 7 900 000.
Il faut donc noter que le maintien en milieu confiné de la tension d'O, et même un excès de ce gaz, 23 p. 100, comme il a été constaté dans une cage plus petite, n'empêche pas la réaction polyglobulique.