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156 A. PERKET.
La survie, pour les chiens qui ont succombé, a été plus élevée que dans toutes les expériences précédentes.
Viande crue. . . .
Viande cuile et pain
Pâtée
Moyenne . .
La survie plus longue, la forte proportion des chiens complètement guéris semble donc bien indiquer une sorte de vaccination, chez le chien.
Conclusions relatives au §V '. — 1° La ration alimentaire du chien tuberculeux est plus élevée que la ration moyenne nécessaire au chien normal. Cette ration est variable avec la saison.
2° La viande cuite seule paraît en général insuffisante à l'alimentation des tuberculeux.
3° Pour les chiens qui succombent, la durée de survie est d'environ un mois et demi.
4° L'animal tuberculeux qui guérit, engraisse, l'animal tuberculeux qui meurt, maigrit.
5° Les chiens tuberculeux ayant guéri une première fois sont moins sensibles à Faction d'une seconde injection.
Considérations relatives à la thérapeutique humaine. — Des expériences et des résultats qui précèdent nous croyons pouvoir déduire un certain nombre de faits s'appliquant au traitement de la tuberculose chez l'homme. Nous croyons en particulier avoir démontré la nécessité physiologique de la suralimentation et avoir déterminé les limites de cette suralimentation.
Les variations caloriques alimentaires que nous observons chez le chien suivant la saison tiennent évidemment à l'influence de la température. Cette influence, sous nos climats, est certainement bien plus faible sur l'homme que sur le chien ; car par des moyens artificiels, vêtements et
| Etéocle. 70 jours
j Mardochée. 85 —
Mathan. 80 —
Pyrrhus. 85 —
chauffage, nous ramenons la température ambiante à celle du semestre le plus chaud de Tannée.
Si donc nous étendons nos résultats du chien à l'homme nous pouvons conclure que la valeur de la suralimentation doit osciller aux environs de 30 p. 100. Ce chiffre ne représente néanmoins que la quantité nécessaire aux besoins du tuberculeux. Comme il dépasse la mesure qui lui est nécessaire, il faut lui fournir une certaine proportion d'aliments correspondant à l'accumulation de réserves, à un engraisssement progressif. Le chiffre de la suralimentation chez l'homme devrait donc, d'après les expériences précédentes, atteindre 50 p. 100 de la ration alimentaire de l'homme normal au repos.
Conclusions générales.
En résumé, les conclusions principales de notre travail sont les suivantes :
1° Les quantités de calories que représentent les aliments ne doivent pas être rapportées au poids, mais bien à la surface.
2° En été, les quantités d'aliments nécessaires et suffisantes représentent environ les 2/3 de la ration d'hiver.
3° Chez les animaux tuberculeux, les dépenses alimentaires sont plus élevées que chez les animaux normaux. Nous avons ainsi démontré expérimentalement la nécessité de la suralimentation.
4° Le chien qui survit satisfait à ses besoins par l'ingestion d'une quantité d'aliments considérable, dépassant d'ailleurs beaucoup ses besoins eux-mêmes : il engraisse.
Le chien qui succombe mange peu et satisfait à ses besoins par un amaigrissement progressif et continu, qui le conduit à la mort.
5° Enfin la suralimentation nécessaire paraît variable chez le chien suivant la saison ; elle est de 50 p. 100 en été, 33 p. 100 au printemps, et ne semble pas dépasser beaucoup l'alimentation moyenne, en hiver.