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moindres. Le quotient respiratoire ^ ^ varie entre 0,5 et 0,6 au
lieu de 0,8, chiff're physiologique ; î 2° Dans les fièvres lentes hectiques, les combustions sont encore augmentées, mais moins que dans les fièvres franches; l'exhalation de GO^ est moindre encore par rapport à l'oxygène :
1. Regnard, Recherches expérimentales sur les variations pathologiques des combustions respiratoires . Thèse. Paris, 1873.
3° Dans les cachexies, il existe une diminution dans l'absorption de Foxygène et l'exhalation de l'acide carbonique, sans modification du quotient respiratoire :
— = 0,7 et 0,9.
Un autre procédé pour démontrer l'augmentation des combustions totales consiste à évaluer les pertes de poids journalières éprouvées par le fébricitant et de les comparer à celles que subit un homme sain et soumis aux mêmes conditions de régime alimentaire et d'activité musculaire.
Nous devons encore à Liebermeister une série complète d'observations prises sur 23 malades. Nous ne citerons que ses conclusions : Les pertes insensibles sont augmentées pendant la fièvre, et la comparaison des pertes pendant les fièvres intenses aux pertes à l'état normal donne une proportion de 40 p. 100 en faveur de Fétat fébrile; mais, d'autre part, la perte de poids ne serait que de 7 grammes par kilogramme. Or les expériences de Ranke sur Fhomme tendent à faire admettre une perte de 15 grammes par kilogramme dans l'inanition.
La perte de poids dans la fièvre serait donc moitié de la quantité perdue dans l'inanition.
Cette différence s'explique par la rétention de l'eau des excrétions chez le fébricitant.
D'au tre part, Weber a trouvé chez les fébricitants une perte de 30 à 44 grammes par jour, tandis que des individus sains, soumis à la diète, ne perdaient que 23 à 30 grammes.
Les expériences sur les chiens donnent les mêmes résultats.
Les résultats obtenus par ces diverses méthodes tendent en général à établir que, dans la fièvre, il y a production exagérée de calorique.
Les recherches de calorimétrie directe pour étudier sur Fhomme malade les modifications de la déperdition de calo-
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rique sont peu nombreuses, et jusqu'ici nous ne connaissons que celles de MM. Leyden et Liebermeister ^
Les procédés de ces observateurs ayant été exposés dans l'historique, je me contenterai de donner les recherches faites sur les fébricitants.
Une première série de recherches faites, — la jambe étant nue dans l'appareil, — sur l'homme sain, sur un phtysique, sur un typhique et sur des malades atteints de fehris recurrens, prouvent que la perte de chaleur dans la fièvre est bien plus forte qu'à l'état sain ; à 40°, la perte peut être près du double de la quantité normale.
La quantité perdue n'est pas dans la fièvre proportionnelle à la température. C'est au début de l'accès, et non lors du summum de la fièvre, que cette quantité est la plus considérable.
Une seconde série a été faite sur le membre recouvert de façon que les pertes répondent à des conditions normales.
Pour l'homme sain, le calcul montre qu'en une heure la perte est de ,12, soit pour tout le corps en 24 heures 2 240 000 calories (soit 44'''^, 3 par pouce carré de la surface).
Dans la fièvre la plus intense, la perte de calorique s'élève moitié plus, et deux fois plus qu'à l'état normal; la perte est surtout considérable dans le stade critique, la quantité de calorique perdue s'élève à trois fois la normale.
LiEBERMEisTER, introduisant un fiévreux de 39 kilogrammes dans le bain, constate que la quantité de calories cédée à l'eau est de 172 000 : en prenant 0,83 pour coefficient calorique du corps humain, on devrait trouver un abaissement de température de
1. M. AVeber a donné, dans sa thèse : Des conditions de l'élévation de température dans la fièvre, Paris, 1872, une analyse très complète des recherches de Leyden et de Liebermeister.
Or cet abaissement n'est que do 2% 1 — l'écart a été comj blé par une augmentation de production égale à 830 x 39 x 3,2 = 103 750.
LiEBERMEisTER emploie des bains à divers degrés et obtient des résultats très différents suivant les températures de l'eau, î La différence entre la quantité de chaleur dégagée soit par l'homme sain soit par l'homme malade, suivant la température du bain, s'atténue àmesurequelesbains deviennent plusfroids.
D'après les résultats de ses expériences, Liebermeister ' admet qu'un fébricitant, pour conserver sa température, doit [ augmenter sa production de chaleur.
Pour 1 degré, de 6 p. 100
i — 2 degrés, de. ...... 12 —
j — 3 degrés, de 18 —
— 4 degrés, de 24 —
x\insi, d'après Liebermeisïer, l'augmentation dans la production de chaleur chez le fiévreux suivrait exactement une progression arithmétique.
1 J'ai signalé au commencement de ce mémoire les critiques soulevées sur la méthode de Liebermeister ; il était donc des plus intéressants d'utiliser le calorimètre à air pour l'étude des
' modifications de la radiation thermique dans les différents processus pathologiques.
Malheureusement* les dimensions d un appareil déjà très volumineux pour un calorimètre rendent cette étude impossible sur l'adulte et même sur les enfants d'une certaine taille. Quoique présentant une capacité de 1 500 litres, l'œuf calorimétrique ne permet pas de prendre des observations dans des conditions favorables chez des enfants pesant plus de 10 kilos; au delà de ce poids, la quantité de chaleur absolue que dégage l'enfant élève la température du milieu d'une façon notable. Cette élévation de la température a encore pour effet d'empêcher la condensation de la vapeur d'eau exhalée sur