FIÈVRE
Nous n'avons pas trouvé de nouvelles recherches sur la calorimétrie chez l'homme malade depuis notre travail. En ce qui con-
1. RosENïHAL, « Calorimetl'ischc Untcrsucliungcn an Saugethieren ». — Sitzungsbev, d. Akad. der Wiss. Berlin, 1890, xxr, p. 393.
2. Laulanié, « Faits pouvant servir à l'étude de la régulation de la température ». Mémoires de la Société de biologie, 1892, p. 127.
cerne la fièvre expérimentale, il existe peu de travaux. Henrijean ^ a fait avec le calorimètre de d'Arsonval, type Fredericq, sur des lapins rendus fébricitants, des dosages de l'oxygène absorbé, qui, comme les mesures de la radiation calorimétrique, ont donné des résultats très variables : tantôt augmentation, tantôt diminution dans les échanges et dans la radiation.
SiGALAS^ avec le calorimètre à température constante a trouvé une augmentation dans le rayonnement et dans l'absorption d'oxygène, sur des lapins ayant reçu des liquides septiques et dont la température rectale atteignait Malheureusement le nombre d'expériences qu'il indique dans son expérience est trop faible.
Nous avons étudié de nouveau cette question, en utilisant, comme Henrijean, le bacille pyocyanique ou ses toxines^.
Cette étude est loin d être achevée. Avec les cultures virulentes nous avons observé une diminution dans la radiation calorique, la température centrale de l'animal restant presque normale. Il
! se produit au début une légère augmentation; mais ensuite cette diminution est très sensible, beaucoup plus accentuée que l'abaissement de la température centrale observée. Il faut ajouter que dans ces expériences les lapins injectés n'ont jamais présenté d'hyperthermie réelle, qu'assez rapidement au contraire leur
i température est tombée au-dessous de la normale. Nous n'avons pu, en un mot, étudier la radiation de l'hyperthermie dans les conditions où les maladies fébriles mettent l'homme.
, U . Mosso ^,en injectant dans les veines du chien des cultures de Staphylococcus aiweiis , et en étudiant la radiation calorique avec l'appareil cité plus haut, a vu que, lorsque la température du rectum augmentait, la radiation à la surface du corps devenait également plus grande.
Les recherches calorimétriques de Ch. Richeï ont montré que, dans les hyperthermies observées à la suite de la piqûre du cerveau, il y avait exagération dans la radiation. Girard, qui a particulièrement étudié la question des centres thermiques cérébraux, mais qui malheureusement n'a pas fait de déterminations calori-
1. F. Henrijean, Recherches sur la pathogénie de la fièvre, in Revue de médecine, 10 nov. 1889.