TOME I
498 M. HANRIOÏ ET CH. RICHET
après le déjeuner. Le maximum n'a été atteint qu'à o heures, c'est-à-dire quatre heures après le déjeuner. C'est donc de deux à cinq heures après le repas que croît la ventilation.
Dans une autre expérience, faite pendant la nuit après un jeûne prolongé, nous retrouvons la même courbe.
Expérience TX Ms,
Quotient
A jeun depuis 48 h. (23 avril). CO -. respiratoire.
De o h. 25 à 6 h. 5 7,4 0,514 0,64
Le même jour, de 7 li. 30 à 8 li. 15 du soir, repas de viande (500 grammes) et d'œufs.
Ventilation.
De 8 h.
(soir) . . .
26 cà 10 h.
On peut donc concevoir les échanges chimiques respiratoires de la manière suivante. Les mouvements musculaires multiples qui accompagnent nécessairement l'ingestion des aliments produisent un accroissement notable de la ventilation et du CO^ excrété ; puis le calme se fait, et l'élévation de la ventilation et du CO^ se manifestent quand l'absorption des aliments a commencé, c'est-à-dire deux heures environ après le repas. Au bout de quatre heures, tous les phénomènes se ralentissent.
C. Influence de la variation diurne, — Indépendamment de l'influence des repas, il faut signaler la variation diurne due à une sorte de périodicité du système nerveux.
Cette influence se manifeste avec une netteté extrême sur la température du corps \ qui varie de 36", 5 à 37% 5 dans le cours de vingt-quatre heures, sans qu'on puisse invoquer l'alimentation comme cause de ce changement.
Eh bien, les modifications dans les échanges chimiques respiratoires et dans la ventilation suivent aussi une certaine périodicité indépendante de l'alimentation. Les chiffres suivants le prouvent.
L'expérience a été faite à l'état de jeûne et à l'état de digestion.
Expérience X.
— 2 avril, à jeun.
De 10 h.
Le 4 avril (toujours à
jeun depuis le l^"^
avril).
De 1 h.
Mais l'expérience suivante, faite pendant la digestion, est plus nette encore : nous avons en effet soumis S. à une alimentation régulière, espacée toutes les deux heures, de manière qu'il soit toujours en état de digestion.
Expérience X bis. —
14 juin.
De 9 h. 00 à 9 h. 25
Le 5 et 6 juin, l'expérience a été faite d'une manière plus complète.