DE LA PROPORTION
centésimale (en poids).
Jeûne.
Digestion.
Travail.
494 M. HAMUOT ET CH. RICHET
Si Ton élimine les chiffres de ventilation pendant le travail, où la ventilation a été certainement insuffisante et bien inférieure à ce qu'elle eût été sans la soupape de Millier, nous ! avons une proportion de GO- assez constante, variant entre I 5,20 et 6,50.
Mais ce qu'il faut noter, c'est que, lorsque la quantité | absolue de CO^ excrété va en croissant, la ventilation croît | plus vite encore, de sorte que les besoins d'excrétion de GO^ ; amènent une ventilation plus énergique qu'elle n'eut été vraiment nécessaire pour l'élimination de ce gaz. Il s'ensuit que la régulation dépasse la limite^ et que, quand nous avons besoin d'une ventilation plus active d'un dixième, nous fournissons une ventilation plus active d'un cinquième.
On ne peut pas soutenir que c'est le défaut d'oxygène qui amène cette ventilation plus forte; car, pour des quantités croissantes de GO-, 0" a crû en proportions moins grandes. Donc, quand les échanges interstitiels vont en croissant, la ventilation croît plus vite que GO^ et GO^ croît plus vite que 0^
Les chiffres de proportions centésimales observés par nous concordent assez bien avec les chiffres donnés par divers auteurs, quoique, en général, les nôtres soient plus faibles.
Vn-:uoRDT donne en moyenne (en volumes) 4,10 p. 100 (avec un maximum de 4,51 et un minimum de 4,1 2)\
Valentin et Brunner donnent. 4,38
Speck 4,21
nussbaum.^ 3,80
WOLFFERG 3,20
La moyenne est de 3,92 (en volumes) ; notre moyenne est de 3,30 seulement.
En combinant notre moyenne avec celle des auteurs précités, nous avons en chiffres ronds, pour les gaz expirés, 3,5 de GO- p. 100.
1. Voyez ces chiffres divers dans Hermann's Handbuch der PhysioL, t. IV, p. HO.
B. Influence de r alimentation. — Il importe maintenant d'établir le moment oii s'exerce l'influence des repas sur la ventilation, et de voir si l'augmentation de GO' est corrélative à cet accroissement dans la ventilation. Nous insisterons sur ces points; car, à notre connaissance, dans les expériences antérieures, la courbe du phénomène n'avait pu être établie.
Expérience VIll bis. — 13 avril. — A jeun; couché.
Quotient respiratoire.
10 il.
30 à midi.
Moyenne
De 2
On voit à quel point dans une même expérience la ventilation et Texcrétion de CO^ suivent une marche parallèle.
On notera aussi que le maximum de ventilation a eu lieu trois heures après l'alimentation, et que le quotient respiratoire n'a donné son maximum que quatre heures après.
Une autre expérience que nous avons déjà partiellement rapportée [voir plus haut expérience III, 8 avril) nous donne des résultats plus nets encore.
Expérience IX.
A jeun De midi à midi 50
Ventilation . 7,3
Quotient respiratoire 0,72
De 1 h. à 1 11. 43 S. prend du sucre de lait (300 gr.), du sucre de canne (100 gr.), des pommes de terre (200 gr.), avec du vin (400 gr.) et de l'eau (600 gr.).
M. HANRIOT ET CH. RICHET
4 h. 45 à 5 h. 00 io,()
o h. 00 à o 11. lo ]
f) h. lo à 5 11. 45 9^2
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Cette expérience très instructive montre que la ventilation, qui s'était légèrement accrue pai^ le fait du mouvement, au moment du repas, a présenté un minimum de 2 h. 45 min. à 3 h. 15 min., c'est-à-dire une heure et demie