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DES

MOUVEMENTS DE LA GRENOUILLE CONSÉCUTIFS A l'excitation électrique Par M. Charles Richet.

On peut employer la méthode graphique pour déterminer un certain nombre de phénomènes en apparence aussi irréguliers et aussi fantasques que les mouvements volontaires exécutés par un animal intact, mais je ne ferai ici qu'expliquer les figures qui sont jointes à cette courte notice.

Si l'on prend une grenouille fixée solidement sur une planchette, et qu'on attache une de ses pattes au myographe, ou, ce qui vaut mieux encore, son gastro-cnémien, on peut, en étudiant la courbe que donne le levier du myographe, se faire une idée des mouvements volontaires de fuite ou de défense que l'animal exécute ou cherche à exécuter.

Je n'ai pas étudié ces mouvements volontaires dans leur forme, mais seulement dans leurs relations avec l'excitant qui les a provoqués.

CHARLES RIGHET.

On ne pourra confondre ces sortes de mouvements et les

mouvements réflexes proprement dits. En effet, lorsqu'on étudie les mouvements réflexes, ranimai est décapité et n'a plus de volonté. Au contraire, dans mes expériences, l'animal est intact, et n'a subi aucune mutilation que les piqûres d'épingle nécessaires pour l'attacher solidement.

Quoique ces mouvements volontaires soient tout à fait différents des mouvements réflexes, cependant, la méthode pour constater les uns et les autres est à peu près la même, et les lois qui lesrégissent les uns et les autres sont assez semblables. Quelque prévue que soit cette analogie, elle n'en est pas moins importante à constater, et il nous semble que cela n'avait pas encore été établi.

Sur la première figure, on voit comment une excitation électrique très brève peut déterminer une réponse très prolongée de la grenouille. La même figure montre aussi l'épuisement consécutif aux grands mouvements de l'animal. En 2 et 3, les excitations électriques qui viennent après la première (celle qui est marquée à la gauche de la figure), quoi-

F'jG. 47. — Mouvements volontaires de la grenouille.

En A est l'état de tonicité du muscle uormal, état intermédiaire entre le relâchement complet et la contraction. On fait agir l'électricité à la périphérie du membre opposé. Aussitôt, la patte se relâche. Dès que l'électricité cesse, la tonicité revient : la ligne est de nouveau horizontale. Une nouvelle excitation électrique amène le relâchement de la patte de B en C ; mais, dès que cette nouvelle excitation a cessé, il y a une ascension brusque qui indique que l'animal a exécuté un mouvement volontaire.

que étant d'intensité égale et beaucoup plus prolongées, restent sans effet.

On peut voir aussi sur la figure 45, comme sur la précédente, qu'une excitation de courte durée provoque une réaction très prolongée dans les centres nerveux. Il y a là une vibration de la substance nerveuse, vibration qui dure peutêtre cent fois plus longtemps que l'excitation même. C'est une propriété générale des centres nerveux de répondre, par une vibration très prolongée, à une excitation très brève.

La même figure montre aussi que si, pendant les grands mouvements de l'animal, on excite par l'électricité la patte

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