‹ Physiologie [electronic resource]Chapitre 17 sur 202 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

CHARLES lUCHET.

d'un côté, et même l'extrémité tout à fait périphérique de Cette patte, comme, par exemple, la deuxième et la troisième pelote digitales, je suppose, cette excitation périphérique retentira sur les centres, de manière à arrêter le mouvement qu'ils ont commandé. Si une grenouille se débat vigoureusement sur la planchette, dès que l'on fait passer dans une patte un courant électrique tant soit peu fort, on arrête aussitôt ses mouvements de fuite, et les muscles de l'une et de l'autre

Fio. 48. — Vitesse des mouvements volontaires.

En A S, première excitation; en A' S', deuxième excitation. En V, on a indiqué la vitesse du cylindre pendant un dixième de seconde. On voit que la première excitation S a provoque une réponse assez rapide, environ 0,15 de seconde. Au contraire, la deuxième excitation, égale à la première, a provoqué une réponse beaucoup plus lente ; environ 0.6 de seconde.

patte se relâchent immédiatement. Tout se passe comme s'il y avait une sorte d'interférence dans la moelle entre les excitations qui viennent de la périphérie et celles qui viennent des centres nerveux.

Sur les figures 46 et 47, on verra encore ce même phénomène de relâchement réflexe. Les légendes qui accompagnent l'une et l'autre de ces figures suffiront, je pense, à en expliquer les principales conditions.

Il est assez important de noter que les excitations périphériques exercent une action d'arrêt non seulement sur les mouvements volontaires, mais encore sur la tonicité des muscles.

Le mot interférence , que nous avons employé tout à l'heure, ne saurait être pris au pied de la lettre.

C'est une forme de langage qui n'a d'autre avantage que celui de faire comprendre nettement le phénomène.

Nous passons maintenant à un autre ordre de faits qui se trouvent, assez vaguement indiqués, dans les quatre figures qui précèdent; mais celles que nous allons donner sont plus explicites.

Il est remarquablequeles grenouilles supportent, sans réagir par une réponse, des courants électriques même très intenses. On sait que le nerf moteur réagit à des courants électriques

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