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TOME I

M. HANRIOT ET CH. RIGHET

sans doute de tissus dans lesquels la graisse est la partie principale, et, par conséquent, où la quantité de carbone est très élevée.

Dans la période suivante, l'alimentation, moins abondante, ne comprenait plus que 230 grammes de carbone au lieu de 269 grammes. Or le carbone éliminé par la respiration a été alors de 190 grammes au lieu de 208 grammes. Il reste encore 40 grammes de carbone, qui donnent un chiffre un peu plus fort que le total du carbone (26 grammes) excrété par les matières fécales et par les urines.

Mais, même dans cette période, S. a augmenté de poids. Le 2o avril il pesait 47 kilogrammes, et le 6 juin il pesait 52^'^, o, soit une augmentation de 5^'^, 5 en quarante jours, répondant à une augmentation de 112 grammes par jour, assez bien compatible avec l'excédent de 14 grammes de carbone que nous indique la comparaison de l'alimentation avec l'excrétion, le rapport de 25 grammes à 300 grammes (c'est-àdire de l'excédent de C à l'augmentation totale de poids) étant sensiblement identique au rapport de 14 grammes à 112 grammes (seconde période).

Nous pouvons aussi, en étudiant le jeûne prolongé qu'a subi S., comparer la respiration pendant la digestion à la respiration pendant le jeûne. Soient, en effet, pendant la digestion, les chiffres moyens suivants :

Pour 100 vol. expirés 00- combien de CO-

Vent. 002. en vol.

et, pendant le jeûne de quelques heures, les chiffres moyens : 8,54. . . 0,78. . . 0,492. . . 3,25

nous voyons que la respiration de la digestion comporte un excédent :

ÉCHANGES RESPIRATOIRES CHEZ L'HOMME. oio

soit sensiblement 10 pour 100. On peut donc dire que la digestion augmente de 10 pour 100 les échanges respiratoires, la ventilation, l'acide carbonique exhalé, et aussi, mais dans une proportion un peu moindre, Foxygène absorbé.

Influence du travail musculaire sur les échanges respiratoires.

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