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XL VII

1. Étant donné que l'écoulement (par heure et par kilogr. d'animal) est connu, on obtiendra le nombre de calories correspondantes en multipliant ce chiffre par 83.

GALORIMÉTRIE. 183

Ce qui nous fait, pour des cobayes de 140 à 150 grammes, un écoulement moyen de 148 centimètres cubes; tandis qu'avec des cobayes d'un poids de 500 à 800 grammes, nous avons une moyenne de 80 centimètres cubes. En calculant les volumes et les surfaces, nous trouvons, pour les petits cobayes, un rayon de 3,2 environ; et, pour les gros cobayes, un rayon de 5,4 environ. 11 s'ensuit que la surface des petits cobayes sera de 12,900, et celle des gros de 36,740. Or la chaleur totale produite par les petits est de 22, tandis que, pour les cobayes de 0,650, elle est de 52. Si nous rapportons ces deux chiffres à l'unité de surface, nous trouvons que la production est, pour les gros cobayes, de 140; et pour les petits cobayes, de 170. Ces deux chiffres ressemblent beaucoup à ceux que nous avons eus plus haut avec des lapins de poids tout différent, soit 130; et cela nous permet de penser qu'avec des animaux dont la fourrure se ressemble autant, en somme, que celle des cobayes et des lapins, la production de chaleur par l'unité de surface est à peu près la même.

Si nous trouvons que les petits cobayes produisent plus que les gros, par unité de surface, c'est que nous avons supposé que nos animaux étaient des sphères géométriques parfaites, alors qu'en réalité rien n'est moins vrai. Pour les petites sphères, les inégalités de la surface sont bien plus importantes que pour les grandes sphères.

A la température de 24% des petits cobayes, pesant 126 grammes en moyenne, ont donné 94 centimètres cubes (expérience GCGCXIII), alors qu'à la même température, toutes conditions égales d'ailleurs, de gros cobayes de 918 grammes n'ont donné que 63 centimètres cubes.

Sur les chiens, je n'ai fait que peu d'expériences, et elles ne sont pas tout à fait comparables.

Une chienne de 11 kilogrammes m'a donné, dans Fœuf calorimétrique, les chiffres suivants :

NUMÉROS DES EXPÉRIENCES

TEMPÉRATURE

CALORIES

degrés.

Ces trois expériences nous donnent en calories une moyenne de 3184, chiffre qui se rapproche de celui que M. Senator a indiqué pour des chiens, 2 530, et, plus encore, de celui que j'ai déduit des recherches de M. Wood, 3 275.

Au contraire, des petits chiens m^ont donné :

NUMÉROS DES EXPÉRIENCES

TEMPÉRATURE

POIDS

ÉCOULEMENT

kilog.

Soit, en chiffre rond, 6 000 calories. C'est aussi le chiffre qu'avait obtenu M. Senator dans ses expériences sur deux jeunes chiens.

Nous pouvons donc regarder comme acquise, pour les cobayes et pour les chiens, aussi bien que pour les lapins, cette étroite relation entre la taille et la radiation calorique.

Tout à l'heure, dans un autre chapitre, nous établirons que, chez les animaux les plus divers, c'est encore cette loi qui domine, et nous pourrons en déduire quelques considérations générales importantes.

Influence de la température extérieure.

Si les animaux se comportaient comme matière inerte, à température constante, on aurait la loi suivante, d'une sim-

GALORIMÉTRIE. \So

plicité élémentaire : la quantité de chaleur perdue est en raison directe de la différence entre leur température et la température extérieure.

Mais il est loin d'en être ainsi ; car les animaux possèdent le pouvoir de rayonner plus ou moins, tout en conservant la même température interne. Ils peuvent régler, d'une part, leur production de chaleur, d'autre part, leur déperdition de chaleur; en sorte que, pour des températures difïerentes, ils rayonnent différemment.

Nous allons donc reprendre les expériences indiquées pour les lapins dans les pages précédentes; mais nous ne nous occuperons plus des poids, nous ne tiendrons compte que des températures.

Nous éliminerons les lapins de poids inférieur à 2 kilogrammes, et supérieur à 3^^,300.

NUMEROS des

EXPÉRIENCES

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